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gai et ne prétendait point mettre en dehors : le côté philosophique, poétique ou me | 3
simplement expressif du sujet qu’il traitait. x Car, en somme, il s’appropriait une dé à
gende orientale dont les éléments con- | FN
stitutifs se retrouvent dans la littérature |
L'* ur: con : k Ne
grecque aussi bien que dans la mytho- 4
logie indoue, La nymphe Ourvasi qui s'est, |
donnée au mortel Pourourava, le quitte parce quil na pas gardé son secret et s'était vanté de la posséder. La mortelle Psyché qui s’est unie au dieu Eros, le perd parce qu’elle est indiscrète et veut pénétrer le mystère où s'’enveloppe son amant.
Quoi qu'il en soit de cette histoire et de ses origines antiques, elle plut à Wagner qui sans doute y vit tout d’abord le cadre d’une mise en œuvre bizarre et compliquée, faite pour émouvoir le spectateur. Il y avait là des jardins féeriques, des rochers sauvages, des apparitions, des vols de colombes qui conduisent le char des déesses, des scènes de magie où des paroles mystérieuses donnent la mort aux gens et la vie aux choses: toute cette fantasmagorienepouvait manquer d'agir sur l'imagination d’un
jeune homme qui cédait alors aux premières
séductions du romantisme à la mode et se
passionnait pour l’auteur du Æreischütz et d'Obéron. | Son premier soin fut de changer les noms
des personnages. Ceux ‘qu'avait adoptés
Gozzi ne convenaient guère à la musique.
Farruscad devint ainsi le prince Arindal,
sa sœur Canzade la princesse Lora, et Kérestani la fée Ada. Il fit à Farzane l’honneur de la garder, mais tous les personnages
de la comédie italienne disparürent: il ne
s'agissait plus en effet d’une farce propre
à divertir les gais Vénitiens, mais d'un.
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drame capable d’impressionner les graves. FES
Allemands. Au sieur Pantalon fut dar
substitué l’écuyer Gernot dont le rôle.
Ve toutefois, en souvenir de son origine, con-. 0
serva une allure plaisante et fut qualifié 24
par Wagner, Bass-buffo. Quant aux com.
pagnons d’Arindal, ajoutés dans l'opéra, Fate