ARR
UN OPÉRA DE JEUNESSE D morceau de facture sans valeur, et le duo qui suit, entre les deux amants, n’est guère préférable; la chaleur en est factice et l'accent banal.
L'intérêt ne renaît qu'avec le finale.
Conduite par Gunther, Morald et Gernot, une troupe de chevaliers vient chercher Arindal, que la mort de son père a fait roi; conduite par Farzana et Zemira, une troupe de fées vient saluer Ada, que la mort de son père a faite reine. Les deux groupes se font donc bien opposition et forment comme une sorte de trame sur laquelle la voix des solistes peut tracer ses broderies. L'heure de la séparation a sonné.
Pour se revoir 1l faut que le prince jure de ne jamais maudire celle qu’il aime, quoi qu'elle fasse : ainsi le veut la destinée.
Devant les fées et les chevaliers servant
de témoins, le serment est prêté! Deux motifs attirent alors l’attention: celui de la marche, entendue dans l’ouverture, et celui du sextuor (Adagio #4), lorsqu'Arindal a promis solennellement. De plus, la dernière partie est ingénieusement coupée: chœurs et solistes alternent ou se mélent avec adresse. En revanche, on ne saurait approuver aujourd’hui les brusques arrêts suivis de points d'orgue, les retours inutiles des mêmes phrases, les répétitions :
d'accords parfaits placés alternativement sur la tonique et sur la dominante, tous
artifices visiblement importés d'Italie.
Deuxième acte. — Dans le péristyle du palais d'Arindal les trompettes ont retenti.
Gens du peuple et soldats se pressent en désordre, incapables de lutter contre l'ennemi qui les assiège, vaincus d'avance et désespérés. C’est bien l’agitation d’une ville en armes, telle qu’on le retrouvera plus tard dans Æenzr, avec une fougue analogue. Par la disposition de l'harmonie et la plénitude de la sonorité, on croit entendre aussi comme un écho des scènes de ce genre traitées par Gluck.
Les souvenirs classiques semblent au
reste animer ce début d'acte, car l'air de
Lora, sœur d’Arindal, venant, elle aussi, au milieu des combattants raconter ses désespoirs, commence comme une sonate de
Beethoven, simple et expressive.
Larghetto.
arshetr. VUS Gr nn:
Il ne change de caractère qu’à l’arrivée d'un messager, annonçant le retour du prince disparu. Alors le larghetto se transforme en allegro, et la mélodie, soutenue par le chœur, prend une allure nettement
Weberienne.
Allegro molto.
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