‹ Mélanges tirés d'une petite bibliothèqueChapitre 16 sur 85 · POEME MS. DU XVII' SIÈCLE · texte numérisé non relu

POEME MS. DU XVII' SIÈCLE

par des pièces de vers latins et françois à la louange de l'auteur; le verso du dernier étoit destiné à recevoir le porirait du prince auquel le poëine est dédié. Le recto du cinquième feuillet présente le portrait de l'auteur, tracé pai- lui-même au crayon rouge et légèrement arrêté à la plume ; le versOy un sonnet dédicatoire également signé Nostradame. Le reste est rempli par les dix-sept livres du poëme , en 565 f. chiffrés; plus, un sonnet en guise d'épilogue, sur une page non chiffrée, qui termine le \olume. Au mérite d'être unique , ce livre joint celui d'une magnifique conservation et d'une condition tout-à-fait curieuse. L'écriture de César de Nostradamus est aussi lisible que la plus belle impression ; les ra Lures , les surcharges , les corrections , cpioique nomlîreuses , n'ont rien qui offense l'oeil du moindre obstacle dans le travail de la lecture, et ne paroissent là que comme ces retouches qui attestent le ti-avail du maître. Il est incroyable, enfin, qu'un livre si peu connu, et cpii a passé pendant deux siècles de propriétaire en propriétaire, sans éveiller une seule fois l'attention d'un seul d'entre eux , soit pai'venu jusqu'à nous dans un si brillant état de fraîcheur et d'intégrité :

Tout en est beau , papier , images , caractère , Hormis les vers qu'il falloit laisser faire A Malherbe,

ou même à tout autre poète contemporain sans

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