‹ Mélanges tirés d'une petite bibliothèqueChapitre 9 sur 85 · DU PLUS RARE DES AN A · texte numérisé non relu

DU PLUS RARE DES AN A

u Maranzac se trouve mal étant à table , et (( se lève; on lui en demande la raison : Mon- « seigneur, dit-il, je n'y puis plus tenir; j'ai un « torticolis horrible dans le ventre.

K II tire six coups de fusil à la chasse du sanglier ; (( et les manque tous ; outré de colère : Morbleu ! «dit-il, je ne sais sur quelle étoile j'ai marché « aujoiu'd'hui.

(( Il dit que les fenêtres d'une certaine maison « sont si grandes, que le vent y entre à plein (( collier.

« Les bas de castor d'Orléans sont faits de poil « de chèvre et de soie.

« Il connoît l'archevêque de Narbonne par (< théorie.

(( Au bout de cinq heures et trois quarts , le « sanglier n'étoit pas plus fatigué que s'il n'étoit « pas sorti de sa cham^bre. »

Je suis convaincu qu'on ne me saura pas mauvais gré de m'en tenir à cet échantillon ,

Et d'en avoir tant dit, je suis déjà confus ;

mais je n'aurai certainement rien appris à personne en fournissant une preuve de plus de l'extrême disproportion qui règne entre le mérite réel des livres de ce genre et la valeui- exorbitante que le caprice leur attribue.

Jamet, dont il sera plus question dans cet article que du stupide Maranzac , appartenoit , à ce qu'il

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