AP. V, iSa; IX, 33i
11. AP. V, i5i. Cependant cette construction est admise par des écrivains de bonne époque.
Suivant Dubner, l'équivalent de Tcap' Y)6y)v, AP. XII, i33, est : « post juventam. » Mais Trapâ n'a jamais le sens de post. La seule traduction possible est : a circa pudendum. » Cf. pour l'emploi du mot yjSy), une épigramme de M. Argentarius, AP. IX, 554.
Van Herwerden, Mnémosyne, 1886, p. 386, déclare inacceptable ... 8ià x^o'^o?.
l88 MÉLÉAGRE DE GADARA.
Ces audaces sont autorisées en poésie. D'ailleurs les critiques ne doivent jamais oublier qu'il est des fautes heureuses. L'écrivain regagne souvent en force et en grâce ce qu'il perd en correction. Upoi-^tù v.^ti, c'est précéder une personne; Tupsavw a^v xivt, c'est marcher avec elle, la devancer, puis revenir. Ces trois mots rendent bien l'insistance et le trouble de l'amoureux ^
Néanmoins la syntaxe de Méléagre a plus d'abandon que de finesse 2. On voit bien que l'auteur vivait au H" siècle. Polybe lui aussi bouleverse la vieille grammaire; 7raTY;p Yjpiwv Auxopxaç ^ ne lui suffît plus, il préfère Au/.ép-aç, 5 wap' -/jfxwv Tuai^p. Comme les idiomes issus du latin, le grec alla toujours de la synthèse à l'analyse. Les formes décomposées pullulent dans le romaïque moderne.
Méléagre ne redoute pas l'anaphore des prépositions 4. Il les sépare volontiers du verbe ^ ou leur donne un sens adverbial ^. Pour maint exemple on hésite entre ces deux explications, et j'estime que les Grecs eux-mêmes ne faisaient pas bien la différence. Un préfixe isolé du mot qu'il
AP. VII, 476. Je ne comprends pas ce jugement. Méléagre dit que ses larmes coulent à travers la terre, et baignent le corps d'Héliodora. C'est une exagération, de mauvais goût si l'on veut, mais fort touchante.
1. Stadtmuller, ap. Jahrbiicher fur Philologie und Pàdagogik, t. CXLVII (1898), p. 676, propose de lire :
... aucuffo) xauToç, tôou, Trpootywv.
La correction est ingénieuse, mais on peut s'en passer.