AP. V
li. AP. VII, 431- Cf. la note de Dubner dans l'édition de Paris. MarccUuà croit même qu'il est ici question d'une pintade (fis>eaypi;), et, comme dit Dubner : a alia subinde mira profert. »
reçoit des Charités un gage de beauté '. Qu'est-ce a dire? Chercher une explication serait duperie. Un bocage porte les fleurs de Cypris =». C'est fort clair. Mais plus tard la métaphore s'applique à deux jeunes gens 3. Elle cesse d'être compréhensible ^'.
Cet assemblage de qualités et de défauts déconcerte la critique. Le style de Méléagre annonce la décadence, et pourtant il sent la jeunesse. Le don de s'émouvoir et de sentir fortement est un privilège de l'adolescence. Et n'est-ce pas une faiblesse enfantine que le goût des vaines parures? Un tel auteur concilie les contrastes, il ne connaît pas le juste milieu. La mesure et la correction des classiques lui sont refusées. Mais il a bien du charme. On songe, en lisant ses épigrammes, à certains portraits du xvm® siècle. Les cheveux sont blancs, mais les yeux brillent et les lèvres sourient. Le spectateur, un instant abusé, contemple avec un plaisir encore mêlé d'inquiétude une vieille de vingt ans.