AP. V
A côté de ces heureuses recherches, les négligences sont trop fréquentes. Dans un dizain je remarque cinq pauses à la bucolique '.
Rien de plus compassé qu'un distique dont les moitiés se font équilibre. Cette régularité impatiente Méléagre. Chez lui, tantôt la première phrase ne sufQt pas à l'hexamètre 2, tantôt elle déborde 3. Ailleurs, la combinaison, plus complexe, se chiffre par un rapport de trois à deux ^,
Astpia, xat ZaTuçcuç paià [j.£V, àWà poSa.
« Beaucoup de lis d'Anyté, beaucoup de lis de Moero, et de Sappho peu de fleurs, mais des roses. »
Cet entrelacement est surtout à sa place dans les derniers vers de l'épigramme. La période métrique ne fait alors qu'un seul tout, et supporte mieux le poids de ce qui précède ^.
Grâce au rejet les mots importants sont mis en lumière. Méléagre ne l'ignore pas : [jLuyô'Istç, avec ses trois longues, peint à merveille Éros qui grogne, tête baissée ^; ttsXsijôo) (qu'on le vende!) est une belle exclamation de tragicomédie 7. ''HX(i)ç8, y.v'^si et paAXEi 9 se comprennent sans commentaire.
Posidippe admettait l'enjambement entre les distiques ^°.