Athénée, VIII, 344 f : "HSuXo; ev è7riYpafi.(i.a<iiv
8. Athénée, XV, 673 b : NixaivETo; 6 èiîiTioioç èv toÎç èitiYpdtfipLaatv.
9. Suidas : Mupto... •7roir,Tpia èirtôv xat è)>eyeîo>v xai [jLe>.a)v. Les èXeyeta comprenaient les épigrammes (cf. supra, les remarques présentées à propos d'Anacréon).
10. Cf. Benndorf, De Anthologiae graecae epigrammatis quae ad artes spectant, Leipzig, 1862, p. 32. Comme nous le verrons plus bas (même ch., S H). Erinne vivait au milieu du iv* siècle. Les anciens possédaient une édition de ses épigrammes (cf. Suidas : "Hpivva... '^ypa^^ev 'HXaxâxYiv... èuoîrîcre 5à xat l'Kiypâ[i\i.aLxa).
11. Suidas, 0£6xpiTo;... Tivè; ôà ôcvaçépouaiv ei; aùxbv xoi xaùTa • UpoiTÎÔaç, "EXiïiSaç... è7riYpâ|XfiaTa (cf. Susemihl, Geschichte der griechischen Literatur in der Alexandrinerzeit, t. I, p. 219 sqq.).
Artémidore se vantait d'avoir réuni dans une seule enceinte les muses bucoliques autrefois dispersées i. Nous verrons du reste que les vers de Théocrite cités à V Anthologie soulèvent plus d'une question embarrassante.
Méléagre pratiqua de bonne heure les auteurs qu'il devait mettre à contribution. Il allait d'Héliodora à Démarion, et de Callimaque à Simonide; il délèbre du même ton et avec le même enthousiasme ses maîtresses et ses auteurs favoris. Entre \e Proème de la Couronne et certains madrigaux, la distinction est malaisée. Rien qu'à lire les épigrammes, on devine un homme qui n'avait pas l'admiration exclusive. L'esprit du Syrien est aussi largement ouvert que son cœur. Point de scrupules d'écoles, point de vaine jalousie. Heureux de comprendre et d'être ému, le poète convia tous ses amis à partager son plaisir. Il voulut même leur épargner toute peine et ne leur donner que la fleur de son érudition. Un tel dessein exigeait de la souplesse et du jugement. Méléagre en eut conscience et sentit bien l'originalité de son livre.
Il le présente comme un trésor offert à quiconque fréquente les mystères des Muses 2. L'envoi au lecteur qui termine et résume V Anthologie vante ce monument consacré au beau langage 2. Les divisions scientifiques de Polémon ne sont plus de mise, et le mot d'épigramme est évité avec soin. Il n'est pourtant pas rebelle à la métrique de l'hexamètre 4, mais en grec 'ET.iypx\L\».x désigne
1. AP. IX, ao5. — Susemihl (Geschichte der griechischen Literatur in der Alexandrinerzeit, t. I, p. a85, n. /») fait observer que le scoliaste d'Aratus, malgré son érudition, ne semble pas avoir eu entre les mains les poésies de Théocrite.