‹ Méléagre de GadaraChapitre 44 sur 190 · AP. XII, 357, 8. C'est la Coronis qui parle · texte numérisé non relu

AP. XII, 357, 8. C'est la Coronis qui parle

Suvôpovoî tôpu|xai Tspfjiaffiv eùjiaôîa;.

4. 'E7ctYpafA(xa a la forme d'un péon troisième, pourvu qu'on fasse usage de la correption attique. C'est ainsi que le mot est employé par Euripide

une inscription», et le compilateur ne voulait pas laisser dans l'ombre la valeur artistique de son recueil. Lorsqu'il parle de son butin poétique, ses expressions deviennent pompeuses 2. On ne jugerait pas autrement les tragédies de Sophocle ou les odes de Pindare.

Du reste le choix du titre est significatif, bien que la malencontreuse ingéniosité de Reiske répande quelque obscurité sur la question. Pourquoi rappeler ici que les anciens se couronnaient avant de chanter dans les festins 3? De tout temps et dans tout pays on a comparé les fleurs et les beautés littéraires. Sappho vante les roses de Piérie 4. Dans une épigramme de l'Anthologie il est dit que Sophocle est la fleur des poètes ^.

Cette métaphore en amenait d'autres. Suivant Antipater de Sidon, Érinne apprit de Peitho à tresser la guirlande toujours fraîche des Piérides ^. Méléagre s'inspire peut-être de son rival. Originale ou non, l'image est heureuse; elle rappelait aux Grecs l'éclat des victoires, la gaîté des repas et l'enivrement des parfums. L'amant d'Héliodora avait suspendu au seuil de ses maîtresses ses couronnes mouillées de larmes. Avec une souplesse de génie et d'expression qui est bien hellénique, il sut associer à ses doctes labeurs les souvenirs de sa vie galante.

(Troyennes, 1187). Méléagre a souvent maintenu la brève devant le groupe yp (cf. infra, ch. XI).

I. Cf. les titres cités plus haut: 'EiriYpa|J.|J'-aTa 'AxTixâ, etc.

a. ndtyxapTiov ioiSav (AP. IV, i, v. i); ùjivoOéTav (v. 2); unvwv (v. 7); |jil>iffiia (v. 35); tUyoKXi (v. 36).

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