‹ Méléagre de GadaraChapitre 5 sur 190 · Û5o(i.' "Epto; (t'Otto yàv. Tt oà To itXéov · texte numérisé non relu

Û5o(i.' "Epto; (t'Otto yàv. Tt oà To itXéov

Le Palatinus donne xt ôe irXéov; R et F, xt to tiXIov, L'expression ti ôà to tcXÉov est familière à Méléagre. (Cf. Schneidewin, op. cit., p. 25.)

5. Cf. sur ce sujet une longue note de StadtmuUer, Jahrbûcher fur Philologie, CXXXIX, p. 769 sqq.

6. Elles correspondent aux n" suivants du Palatinus : IX, A53 ; VII, i3; VII, 535.

CHAP. I. LES MANUSCRITS. l3

le premier manuscrit, mutilée dans le deuxième. C'est ce qu'on appelle la Sylloge Crameriana parce que Cramer en fut le premier éditeur ». Cette Sylloge renferme en troisième exemplaire la fameuse idylle sur le printemps ', et deux pièces anonymes qui semblent être de Méléagre.

VII et VIII. On trouve dans le Barberinus, I, 128, et le Vaticanus 2^0 3, des vers erotiques recueillis probablement au xV siècle pour servir d'appendice à la compilation de Planude. Méléagre a fourni à ce recueil neuf épigrammes ^. Le texte est médiocre, mais il ne dérive pas du Palatinus, et permet d'en combler les lacunes 5.

La variété de ces ressources rend moins malaisée la tâche des critiques. Sans doute, ici comme ailleurs, le temps a fait son œuvre. Les vers du poète sont parfois mutilés ou indéchiffrables 6. Trop souvent ils donnent prise aux restitutions conjecturales des érudits. Mais des écrivains plus illustres que Méléagre ont été encore plus cruellement maltraités, et l'éditeur de V Anthologie sera toujours moins embarrassé que ceux d'Eschyle ou d'Euripide. Sur deux points seulement il aura droit de se plaindre.

D'abord, rien n'est plus mal fixé que le dialecte des épigrammes. Les habitudes variant avec chaque auteur, les scribes étaient sans cesse déconcertés. Or, on sait

I. Analecta Parisina, vol. IV, p. 8iii sqq. Le travail de Cramer a été assez vivement critiqué par Dillhey (De ep. syll. quib. minor.).

a. Les variantes ont été relevées dans l'édition de Paris. (Cf. AP. IX, 363. Pour les pièces anonymes, cf. infra, ch. II.)

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