‹ Méléagre et AtalanteChapitre 2 sur 38 · SCENE I · texte numérisé non relu

SCENE I

LE CHŒUR

Nous t'invoquons, déesse aux invincibles traits,

0 Diane Artémis, ô reine des forêts,

Oui parcours à grands pas, haussant ta torche rouge,

La forêt endormie où nulle aile ne bouge

Et le grand ciel nocturne où gravitent les dieux.

Toi dont le front terrible s'orne

Du mince croissant radieux,

A l'aspect de ta double corne

Plus d'une étoile à l'infini Ainsi qu'un oiseau d'or se cache dans son nid,

N'osant paraître en ta présence

De peur des traits que ta main lance ; Chasseresse du ciel où, débris des vieux temps, Lumineux et proscrits rodent quelques Titans

Échappés à la foudre encore ;

( .hasseresse qu'on voit courir les bois profonds,

Et qui parfois reviens après l'aurore, Avec ta meute de griffons, Entends-nous, fille de Latone Sœur d'Apollon, tueur de loups,, Déesse au cœur grand et jaloux,

Mais qui, dit-on, aussi pardonne Parfois clémente aux pauvres gens, Aux voyageurs, aux indigents, A qui tu donnes ta lumière, Que tu prends presque par la main Et que tu remets en chemin, Douce aux petits, aux grands altière, Accorde-nous notre pardon,

Si nous sommes frappés pour quelque offense folle, Délivre à jamais Calydon Du sanglier qui le désole, Nous t'invoquons tous à genoux, Exauce-nous, exauce-nous.

LE CHORYPHÉE

Voici Talthybios, le crieur de nouvelles;

Comme Hermès, on dirait que ses pieds ont des ailes.

TALTHYBIOS

Peuple de Calydon, pâtres et laboureurs, Vous qui du sanglier redoutant les fureurs Aviez abandonné vos campagnes fertiles, Méléagre a couru les terres et les îles,

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