‹ Méléagre et AtalanteChapitre 3 sur 38 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

Criant votre détresse à travers les hameaux.

A son appel se sont levés tous les héros

Portant dans un corps d'homme une âme surhumaine.

Et voici tous les noms de ceux qu'il vous ramène

Pour la chasse qu'il organise à Galydon :

Les deux fils d'Eacos, Pelée et Télamon,

L'un roi de Larissa, l'autre de Salamine.

Le premier épousa la déesse marine,

A ses noces tous les Immortels sont venus

C'est là que, tout à coup, hérissés, poitrails nus,

Écrasant les vaincus sous leurs sabots sonores.

Sur les Lapithes ont bondi les grands Centaures,

Mêlant des flots de sang- aux longs ruisseaux de vin.

Les Tyndarides, ces jumeaux de l'œuf divin,

Suivent avec Jason, prince des Argonautes,

Et, modèles des vrais amis et des vrais hôtes.

Pirithoûs, Thésée aux grands cœurs sans remords

Qui tous deux descendus dans l'empire des morts,

Ayant du morne Styx repassé la barrière,

Viennent de remonter vivants à la lumière;

Hippothoûs, Dyas, Phœnix, fils d'Amyntor

Et Laërte d'Ithaque et les deux fils d'Actor,

Qu'accompagne Phylée arrivé de l'Elide

Cénée, autrefois femme, Échion l'intrépide,

Et Lélex de Naryce et Nestor de Pylos

Acaste qui si bien lance les javelots

Hippase, Eurytion, le fier Leucippe, Hylee.

Les fils d'Hippocoon de l'antique Amyclée

Et le fils d'Ampycos qui lit dans l'avenir,

Puis Anceus d'Arcadie, Écleus, et pour finir

Atalante, la chasseresse de Tégée, L'honneur des bois, des monts où sa vie est plongée, Vierge dont le visage est d'un jeune héros, Héros dont les traits purs sont d'une jeune fille. Sur tous ces fronts l'espoir comme une étoile brille

Et nous promet la fin de tant de maux.

Mon fils n'aurait pas dû convoquer cette chasse, De mon frère Plexippe il usurpe la place.

LE CHŒUR

Vous tremblez pour ses jours

ALTHÉE

Je blâme son orgueil ; <st^> *£* Quant à ses jours, je n'en porterai pas le deuil.

Ofpj />t/<x-<rz-M~ LE chœur

Vous ne pouvez penser de si terribles choses.

ALTHÉE

Tu te trompes. Ce n'est pas ce que tu supposes, Biais mon fils ne mourra qu'à l'heure où je voudrai.

LE CHŒUR

Reine, pardonnez-moi, mais à vous dire vrai, Je ne saisis pas bien le sens de vos paroles.

ALTHÉE

Et venant de ma bouche elles te semblent folles : Je veux dire que son destin est attaché

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