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que aussitôt, et avec une telle vio-
avaient été aussitôt absorbées par les dépenses d'équipement des religieuses et l’engagement de deux serviteurs, Melle Mance et les deux &,, MI sulpiciens qui, depuis trois mois, -. ji avaient à leur charge les 110 personnes engagées pour Montréal, étaient dans le même dénuement. nl Malgré toutes les promesses qu’on 40 Pouvait' lui faire et les garanties qu'on voulait lui donner, le capitaine du navire se montrait intrai-
table. Enfin il aCCepta la caution de Melle Mance, et l'on mit à la voile. À
Le vaisseau qui les transportait était un vieux bâtiment qui avait servi longtemps d'hôpital de marine et que, sans quarantaine préalable, on remettait en mer. Deux cent | siX personnes Sy trouvaient ras. DR à semblées. La peste S'y déclara pres-
lence, que presque tous les passa-
gersen furent plus ou moins atteints : Melle Mance surtout $e trouva presque aussitôt réduite à l'extrémité. Tous les secours manquaient, et l’eau douce elle-même faisait défaut » Par Une peur de la contagion que l’on comprend bien, sans doute, mais qui n’en fut pas moins fatale, le Capitaine défendit d’abord aux hospitalières de donner leurs soins aux malades. Cette pré- Caution coûta la vie à sept ou huit de ces malheureux.
Au moins M. Vignal et M.
Lemaître, quoique atteints tous les deux, purent-ils offrir aux mori.
bonds les consolations de leur saint ministère. Ce dernier, plus vigou- IeUX que son confrère, et d’une énergie, d’un dévouement admirables, ne se Contentait pas de les encourager et de les assister jus-
qu’au dermier moment, il prenait soin de leur dépouille mortelle, et au risque de sa Propre vie, les ensevelissait pieusement, les attachait dans leurs Couvertures, et récitait sur eux les dernières Prières, pendant qu'on les jetait à la mer. Il eut la consolation de recevoir l’abjuration de deux pauvres huguenots qui furent parmi les victimes de cette épidémie, et qui moururent dans les plus vifs sentiments de foi. 5
On permit enfin à la sœur de Brésoles et à ses Compagtes d’ex-' ercer leur charité : quoique malades, ainsi que la sœur Bourgeoys, elles se dépensèrent avec une admirable énergie, et relevèrent le moral de tous ces Pauvres passagers,
À la maladie se joignaient d’autres souffrances de toutes sortes ; d’affreuses tempêtes ne cessèrent
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épreuves de toute nature, Melle dar ance était toujours malade. où.
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Melle
qu’il accueillit les hospitalières :
bonté, ics félicitant de leur dévoue-
charité, Plusieurs, transportés à l'hôpital, Succombèrent encore et le mal infecta tout le pays. Mzgr de Pétrée fut admirable de dévouement : il ne quitta presque point lPhôpital, se fit le garde-malade de tous ces malheureux, faisant leur lit et leur donnant les-soins les plus attentifs. On descendit Melle Mance ans une maison de Ja basse-ville,
où. elle languit encore pendant de
longues sémaines.
La sœur Bouïgeoys put repartir bientôt avec le reste de la colonie, et elle arriva à Montréal un an, jour Pour jour, après qu'elle en était partie. °
L'opposition de Mer de, Laval durait toujours cependanf #&Q uoi-
ment, il n’abandonnait pas son but
qui éta dela F
nt MADEMOISELLE MANCE
Sœurs de la Nativité et de St-Paul qui, sous la cond
retournajent à Québec,
Elles füre par Mike Voyant désor
1, accepta Ja
de Ja Bardilli
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uite de M. Souart,
nt reçues à Montréal]
ère qui, £e Mais inutile à l'œuvre
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* AU Mariage et signa :
Les difficultés qui avaient duré bién longtemps entre l'abbé de Queylus et Mgr de Laval allaient
Prendre fin, car M. de Queylus
venait d'être rappelé en. France. Ce fut un deuil universel dans Ja -colonie où il avait déployé toute Son activité, son intelligence et:
épensé en bonnes œuvres sa magnifique fortune. |
Melle Mance. fut afigée de ce départ, car elle avait été émerveillée, en Tevoyant Montréal après Un an seulement, des heureux changements qui s’y étaient produits, et elle songeait à Ja grandeur du parti que M. de Queylus, avec ses ressources aurait pu tirer de semblables éléments. Une triste nou-
velle vint encore assombrir les prévisions de l'avenir : on apprit- “la mort de M. de la D
auversière, et «@es 20,000 livres de dota-
T4 MADEMoIsEr re MANCE
tion déposées à l'é
4 z ; Pargne du roi et saisies en payeme
nt de ses dettes.
Les hospitalières
se trouvaient dans un grand emb
aTTAS, Mais après
ne délibération pleine d'angoisse où l'impossibilité de se procurér des
: Parti, le se digne d’elles et de leurs fo
un filjal abandon, et :
de vivre et de mOutir pauvres .à 14 pi +4, Montréal. :
Les colons
aPprirent cette ‘ÿénc reuse résoluti
bon nombre
tude, car non-seuleme ñ rissaient les Maladies du
rétiques leur ‘dure
de : pécheu