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‘ de Casson, elles amenèrent. cin
Uguenots à embrasser Ja foi “ catholique.”
Elles en furent récompensées presque ä&ussitôt : sur les instances des Montréalistes, Mgr deLaval conseftit à les laisser à Montréal, et
-de Maisonneuve leur concéda en décembre 1659 cent arpents de terre situés entre la montagne et la ferme St-Gabriel en avance de payement de la rente promise par Îles asSsSOCIÉS ; mais Pour le moment, ils leur étaient plus nuisibles qu'utiles, car les frais de défrichement devalent l'emporter de beaucoup sur le rapport de. ce fonds.
Aussi, pour acheter le blé, le lard et les Jécumes qui leur étaiént immédiatement nécessaires, furentelles obligées de vendre les étoffes
et les fournitures qu'elles avaient .
Ces trois’
apportées de la Rochelle.
aliments d’ailleurs Composèrent à Peu près uniformément et uniquement leurs repas pendant vingt ans: encore nosait-on toucher au lard qu'une fois par Jour Fe pain,glacé sur leur table au milieu des grands froids ‘dont il leur était impossible de se défendre dans leur vaste chambre sans feu, où le vent et la neige pénétraient Par plus de deux Cents fentes de la cloison, offrait Souvent aux dents‘des riches héritières une résistance ébstinée ui les faisait souïire, et qui eût fait verser des armes à leurs familles si elles en avalent été témoins.
Melle Mance en souffrait comme une mère, et s'efforçait d’adoucir, autant que sa Pauvreté le Jui permettait, des épreuves 8i héroïquement supportées : elle leur faisait
passer, tantôt un peu de poisson .
frais, tantôt un peu de viande, Mais ces régals étaient bien rares, et il fallait une circonstance bien extraordinaire, pour que des œufs ou même de Ja bouillie OSassent $e montrer sur cette Pauvre table.
M. Souart, dont le grand cœur était admiré de tout le monde, et qui dépensa à Montréal une fortune de 80,000 livres à soulager les pauvres, vint aussi bien souvent à leur aide,
Leur patience et leur énergie eurent pourtant leur récompense :
dès la deuxième année, M. de Fan- Camp leur fit avoir Unc'pension de 400 à 500 livres, pour tenir lieu de dotation, et M. Macé, touché des souffrances de sa fille, sé fit le bienfaiteur de l'Hôtel-Dieu, pour lequel il dépensa successivement de 37 à
08,000 livres. Les associés de leur
côté leur donnèrent 4 arperits de
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que prit Mme d’Aille.
boust, après la mort de son mari, de se mettre en Pension chez elles.
Un autre événement vint encore ‘ Au secours de leur détresse : un des colons, J ouaneaux, trans
que mourant à l’h6
d’une chute, fu
de zèle, qu'il
ché de ce déy
il leur donna les quinze arpents de terre et le peu de bétail qu'il possédait.
ais, Ce qui valait encore beaucoup mieux, il se dévoua lui-même tout entier à défricher et à faire valoir leur terrain.
- Grâce à leurs nouvelles res-
à leur
Sa f
sources, elles purent désormais
employer constamment quatre hommes, qui travaillèrent sous la direction de J ouaneaux, et lenr rendirent
de précieux services sur la terre de St-Joseph,