‹ Melle Mance [microforme]Chapitre 4 sur 14 · DANGERS QUE COURT LA COLONLE · texte numérisé non relu

DANGERS QUE COURT LA COLONLE

Le cercle dans lequel les Iroquois enfermaient leurs ennemis se rétrécissait peu à peuet Ville-Marie ellemême allait se trouver comme enveloppée. Les cinq cantons se procuraient facilement des armes auprès des Hollandais de la Nouvelle-York, qu'on $soupçonnait même de pousser secrètement les sauvages à l’attaque, tandis que M. de Montmagny, redoutant pour les Européens les conséquences de sem-. blables armements, n’osait en distribuer ‘à nos amis les Hurons.

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Les Irôquois se partagèrent en dix colonnes volantes, qui pouvaient se replier facilement en cas d'échec, sans compromettre le corps d'armée, en même temps que cette disposition leur permettait d’envelopper la colonie d’un cercle de fer, et . d'attaquer tous les points à la fois.

Cette savante tactique acheva de dérouter les Hurons, et quelques années suffirent pour ruiner ce peuple qui comprenait plus de trente mille habitants, et qui donnait tant d’espérances à là foi par son zèle à s’instruire, et son amour pour les Français. Une colonne” d'Iroquois, composée de 80 guerriers, s'étant approchée de Ville- Märie pour la surprendre, fut mise en déroute par la garnison, et les Algonquins lui firent un certain nombre de prisonniers qui furent brûlés vifs quatre jours après, malgré les instances des colons. Une

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