‹ Melle Mance [microforme]Chapitre 6 sur 14 · TANCE · texte numérisé non relu

TANCE

6 ÆTOoUt onnaïlssent :

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joie de recevoir 2000 livres de sa bienfaitrice, et cette même année 1645, la compagnie‘ lui donna un mobilier complet pour sa chapelle, un calice, un ostensoir d'argent, un ciboire, une croix, une lampe, et des Chandeliers avec trois ornements d’autel ; elle reçut aussi un envoi qui ut lui faire un singulier plaisir, deux bœufs, trois vaches et vingt moutons. Le lait et la laine furent désormais assurés à l'hôpital, et c'était un immense bienfait. Pour protéger ces précieux hôtes on construisit une vaste étable, et l’on établit autour de l’enclos de quatre arpents une forte palissade en pieux.

On transforma en même temps en infirmerie un couloir et quelques Cabinets. |

La générosité de Mme de Bullion ne se lassait pas : elle éleva à 60,000 livres le capital de la fondation, à condition que les associés payeraient

à l'hôpital une rente annuelle de 3088 livres, et que Mile Mance resterait administratrice de l'hôpital jusqu’à sa° mort; qu'après elle, il serait desservi par les hospitalières de M. de la Dauversière, mais que pour autun motif on n'emploierait l'argent de la fondation: à une autre œuvre. : | :

Mais les épreuves allaient venir :

Melle Mance apprit so@ain que la.

société était presque dissoute, et que ce qu’il en restait était entièrement découragé; que M. de la Dauversière était mourant et complètement ruiné, qu'enfin le père Rapin, son intermédiaire üprès de Mme d Bullion, venait’de mourir. | Elle vit d'un coup d'œil dans ct ensemble de malheurs la ruine imminente de sa chère colonie, et une angoisse inexprimable s'empara de son Cœur ; C'était donc en vain que, depuis huit ans, elle avait lutté e:

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souffert, en vain que les sillons de Ville-Marie s'étaient rougis du plus pur sang français, en vain tant d’héroïsme, de vertu, et de dévonement !

Et ces pauvres ‘sauvages, qu’allaient-ils devenir ? à combien n’2vait-elle pas servi de mère, au saint baptême! n'était-elle pas la mère detous, et cette ville naissante, n'était-elle pas sa fille bien-aimée ?

D'ailleurs, A tombé, la

colonie perdait son boulevard, devall périr; et, à cette pensée, son

cœur de catholique et de Française | se gonflait d'émotion. Mais ce com-

baf ne dura qu'un moment : elle

‘Paissa la tête sous la main de J ésus

qui avait tout donné, et qui reprenait tout ; elle s’humilia devant lui, et fit de nouveau l'abandon entre ses mains de 8a vie, de ses projets, de ses vœux. Une pensée lui vint aussitôt : elle devait repasser en France, aller se jeter aux pieds de

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tous ses bienfaiteurs, et sauver sa

ville, s’il en était encore temps.

D'ailleurs Ville-Marie ne devait pas périr ; c'était l'œuvre de Dieu !

- Elle n’hésita plus, prit conseil de ses directeurs et de M. de Maisonneuve, et partit pour Paris, chercher près de M. Olier, le constant ami de Ville-Marie, avis et consolation. Eneffet, M. Olier l’encouragea dans son idée de voir le peu d’associés qui étaient restés fidèles.

Hélas ! le cercle en fut vite parcouru, car ils n'étaient plus que neuf, des 45 qu'ils étaient quelques années auparavant. | Elle réussit néanmoins par sa prudence et sa fermeté à reconstituer la société, et M. Olier fut choisi pour directeur. Dès lors la colonie était sauvée, et Melle Mance repartit pour le Canada : glle arriva à Québec le 28 octobre 1650.

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ZÈLE, DÉVOUEMENT ET FERMETÉ ‘-h ‘ DE MELLE MANCE

Dès son arrivée, elle entendit | raconter les souffrances et le mar-

tyre des généreux missionnaires

qu'elle avait connus et admirés : Je L père Daniel, avec 700 de ses néo- "4 phytes, les pères Brébeut et Lalle:

mand, avec 80 Hurons, étaient tombés au champ d'honneur. es =. Ces horribles nouvelles frappaient les colons de douleur et d'effroi.

Melle Mance ne s’alarma pas outré mesure; pourtant le danger fut # grand, surtout pour l'Hôtel-Dieu, =

Le

dont la situation isolée rendait le séjour plus périlleux : aussi les sauvages en firent-ils le point de mire ordinaire de leurs attaques, et commirent-ils dans les environs les actes de barbarie les plus horribles.

Un jour même Melle Mance courut le plus grand danger. Le 6 mai, Jean Boudart et sa femme travaillaient dans un champ près de l'Hôtel-Dieu ; ils furent attaqués tout à coup par une dizaine d’Iroquois. Ils essayèrent d'échapper par-la fuite, mais la pauvre femme fut saisie par les barbares, et son mari, accourant pour la défendre, fut massacré aussitôt.

Sa résistance pourtant avait donné le temps à MM. Lemoine et Archambault, et à un autre soldat, d'accourir : ils croyaient n'avoir affaire qu’à une dizaine d'hommes, mais quarante autres, cachés derrière l'hôpital, se montrent tout à

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coup et vont les envelopper, quand ils s’aperçoivent que°les portes de l'Hôtel-Dieu qu'on tient habituellement soigneusement verrouillées.

sont ouvertes en ce moment :

‘ils s'y jettent tous les trois, et n'ont que

le temps de les fermer à la hâte sur les [roquois qui Sy précipitaient à leur tour. ;

Melle Mance était seule en ce moment, et sans nulle défiance du néril : elle COmprit aussitôt à quel danger la Providence venait de Ja faire échapper, car sans l’arrivée soudaine de Lemoine et de ses compagnons, l'Hôtel-Dieu eût été enval par les Sauvages, et elle-même eut partagé le sort de l'infortunée feime de Jean Boudart, qui fut cruellement ma rtyrisée.

Le 26, une attaque plus sérieuse, tentée par 200 Sauvages contre Phôpital, fut repoussée par le vaillant major Closse qui n'avait que

Av:

17 hommes. Mais l'Hôtel-Dieu ne pouvait plus servir de citadelle, et Melle Mance dut se retirer au fort avec le reste de la population.

Mais rien n’arrivait de la mère patrie, et les colons étaient 1inquiets : “ Dans cette extrémité, écrit- “elle, je me sentis inspirée de “ m'adresser à M. de Maisonneuve “ pour l'engager à faire un voyage “on France, afin de demander du « secours à MM. de Montréal.”

Après réflexion, M. de Maisonneuve s'y décida; Melle Manée lui remit les 22,000 livres que Mme de Bullion lui avait données pour l’h6pital, et en échange reçut à hommage pour cet établissement cent arpents de terre défrichés. % .

‘ette même année 1651 M. de Lauzon remplaça M. d’Ailleboust.

Melle Mance, qui n'avait pas craint He descendre à Québec pour alter

prendre des nouvelles de la future

CE

-Dieu ne delle, et rau fort on. .

la mère jent Iinité, écritpirée de sonneuve n voyage ander du ‘eal.” Maison- Mancée lui à Mme de pour l’h6- 'É à homment cent e 51 M. de \illeboust.

pas craint pour aller Ja future

long sur 30 pieds de

arrivée de M. de Maisonneuve, faillit être surprise à Trois-Rivières par

les Iroquois : mais elle échappa à

ce péril, la main de Dieu la proté-

geant visiblement. Enfin M. de alsonneuve parut Je 27 septembre avec 108 hommes d'élite levés avec une somme de 20,000 livres que lui avait remise Mme de ullion. | +.

Le gouverneur de Denonville et l'intendant Champigny fure Justes pour reconnaitre longtemps après que c'était grâce à cette Somme avancée dans de gi critiques circonstances que Montréal, tout le Canada même aVait dù, après Dieu, son salut, :

Dès son arrivée, M. de Maisonneuve fit ajouter à l'hôpital un nouveau corps de lovis, de 30 Pieds de large, destiné à une salle pour le Printemps de

nt assez

4 une chapelle et les hommes, où dès

1654 les malades furent transportés.

[1 fit ensuite de l'Hôtel-Dieu le centre de tout un système de fortifications qui permettrait aux colons de s'étendre un peu dans les campagnes, au-delà de la ligne de protection du fort primitif.

I1 fit donc établir une première redoute en haut du coteau St-Louis, et une autre en bas, et fit en outre épauüler l'hôpital de deux autres Tredoutes abondamment fournies de tous les. moyens de défense. Cette fois les précautions furent si bien prises, que Melle Mance ne fut plus jamais forcée d'abandonner sa demeure, et que plusieurs colons ne craignirent pas de venir abriter leurs habitations à l'ombre des nouvelles constructions.

Les Jroquois continuaient à tenir la colonie dans des alarmes continuelles * un de leurs chefs, nommé la Barrique, ayant été jeté à

pert de b faire étaie vage tôme Vinre fiancx

portés.

eut le e fort1colons 's cCamde pro”

remière t- Louis, n outre Ltres Tenies de +, Cette si bien fut plus : sa de-

»lons ne

abriter

des nou-

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terre d’un Coup de mousquet fut porté ensanglanté à Melle Mance, et bien qu'il fût en-grand dan

ver, elle ne désespéra

pas de le sauver.

Elle le SOIgNha avec un zèle, une

attention et un dévouement qui firent plus que tous les remèdes, car ils rendirent au Pauvre sauvase la confiance et l'énergie. I] fut si touché de la charité chrétienne de cette sainte fille, qu'il promit d’être à Jamais Le meilleut ami des Français.

* I tint aussitôt parole, et fit cesser les attaques par lesquelles. les Iro- , AUois, conduits Par son frôre qui le croyait mort, voulaient venger sa perte : il se fit Porter sur le champ de bataille, et les sUpplia de ne pas faire la ouerre aux Français, qui étaient ses meilleurs amis. Les sauvages crurent d’

abord voir un fantôme ; mais se vinrent vers | fi

Fassurant bientôt, ifs es Français avec conance, et jurèrent, sincèrement cette

fois, de rester en paix et de rendre tous les prisonniers. | Ce fut donc à la charité de Melle.

Mance d’abord, et aux prisonniers de marque que le gouverneur et .

M. Lemoyne firent à quelques jours de là, qu'on dut de voir finir ces perpétuelles alarmes, et qu'un grand nombre de Français durent leur liberté. FRE

rendre

e Melle.

sonniers neur et Les Jours inir ces n grand

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MADEMOISÈLLE MANCE

CR

ÉTABLISSEMENT DES IOSPI.

TALIÈRES

Depuis la paix une pensée assiégeait constamment l'esprit de Melle ance : Ville-Marie était fondée, ses colons prospères : l'établissement de la sainte Famille recevait en elle et en la sœur Bourgeoys un commencement d'exécution ; St Joseph et la Ste Vierge avaient établ leur demeure dans ce nouveau Nazareth, Mais: la société de prêtres appelés à imiter la vie humble et intérieure de Jésus manquait encore.

Elle s'ouvrit de ces pensées à M,

Ur, æ

de Maisonneuve, son conseiller ordinaire, et chercha avec lui les moyens d'en assurer l'exécution. Ils n'en trouvèrent pas d'autre qu'un voyage immédiat à Paris, pour obteinir de M. Olier la faveur déjà promise auparavant, mais retardée pour des raisons indépendantes de la volonté du saint prêtre.

M. de Maisonneuve laissa donc de nouveau le gouvernement de la colonie entre les mains du major Lambert Closse, et s'embarqua à la fin de 1655.

Il arriva à Paris au commencement de 1656, et se rendit tout droit au séminaire. Ileut la faveur d’être admis. immédiatement auprès, du fondateur de St-Sulpice qui se mourait : la paralysie dont il était atteint allait dégénérer en apoplexié, et tous prévoyaient déjà qu'il allait finir comme ÿt François de Sales

on

ler or- >s MOYn. JIs : qu'un ar. obtejà pro ée pour.

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sa donc at de la L ma]or qua à la

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ut droit ir d’être

vrès , du se moutatteint exié, et il aHait de Sales

Où il avait tant rêvé l'Evangile, et lui renouvela toutes

, président :

| à MADEMOISELLE MANCE 41"

LS

dont, tout ppit il avait reçu la bénédiction ef les prédictions,

A: M. de Maisonneuve reçut l’ac-

;çueil le plus aimable du mourant, qui lui parla avecamour du Canada,

d'aller porter

ts P'omesses par rapport à l'envoi des hospitalières et des prêtres du séminaire. AP.

ne assemblée des associés se tint le 31 Mars, et entra avec ardeur dans la pensée de son pieux “Ils s’engasèrent au “nom de la personne fondatrice qui “ne voulait étre COnnue, à recevoir à “ lHôtel-Dieu de Ville-Marie, sous “ le bon plaisir du roi et l'agrément ‘de l’étêque d'Angers, trois ou “quatre des hospitalières de St “ Joseph comme aussi à leur en “ donner Ja propriété, ainsi que

“ celle des bâtiments qu'ils y fe- ‘ raient construire pour elles, et en-

42 MADÉMOISELLE MANCE

' “ fin telle quantité de terre que M. / “ de Maisonneuve, Melle Mance et | “ les hospitalières elles-mêmes dé- “ tenmineraient d'un commun accord? - Cette dotation devait être aug- | mentée d'üne pension de cent cin- :quante livres que de son côté la nrmison de la Fièche promettait de payer à chacune des trois ou quatre sœurs qu'elle allait y envoyer. Mais onstipula nettgment que ce bien de la communauté n'aurait rien à faire avec les donations que les hospitalières pouvaient recevoir pour les pauvres, et qu'il serait administré à part. \ | Sur ces entrefaites lès pères jésuites proposèrent comme premier évèque de Québec M. de Laval de Montmorency au choix du roi et à la nomination du pape.

Les associés voyant échouer leur plan d'établir un évêché à Mont-

côté la ttait de 1 quatre er. Mais bien de n à faire hospitapour les ministré

ères jépremier Laval de

roi et à

uer leur à Mont-

vw réal, résolurent dès lors de donner l’île entière aux ecclésiastiques qui l'évangéliseraient, M. Olier, pré-

Voyant quelle charge serait pour le

séminaire l'entretien d’une sem-

blable colonie, hésita longtemps à se

charger d’une telle responsabilité :

il accepta enfin, et désigna pour Ville-Marie quatre deses Messieurs :

MM. de Queylus, abbé de Loc-Dieu, nommé par l’archevéque de Rouen

grand vicaire et official en Canada, ?

Souart, Galinier et Dallet. Les nouveaux missionnaires partirent aus- Sitôt, et arrivèrent à Québec le 27 Jüillet 1657. M. Olier mourut le 2 avril de cette même année.

À leur arrivée à Ville-Marie, ils

trouvèrent Melle Mance souffrant

cruellement d’une chute qu'elle avait faite sur la glace durant l'hiver ; elle s'était fracturé le bras en

deux endroits, et démis le poignet.

e chirurgien, malgré son habileté,

n'avait reconnu que les deux fractures du bras, sans remarquer la dislocation du poignet.

Cette méprise fut, pour Melle Mance, la source de souffrances indicibles ; chaque fois qu'on la-pansait, Ja douleur lui causait des « ” sions si atroces que parfois ’ hommes avaient peine à-la retenir.

Elle alla trouver M. de Queylus “et lui exposant son état et le peu d'aide qu'elle pouvait donner à ses : chers malades, lui demanda s'il ne, serait pas bon “ qu'elle allât en “ France trouver la fondatrice pen- “ dant qu’elle était encore vivante, “et parler à Messieurs de la com- “ pagnie de Montréal afin d'obtenir “ de la fondatrice, s’il se pouvait, ‘un fonds pour des religieuses.” , M. de Queylus reçut cette communication avec joie, car 1l s'était — engagé à donner aux hospitalières de Québec la direction de l’hospice

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MADEMOISEBLE MANCE 45

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de” Melle Mance, croyant e onne foi agir pour le bien général, et se méprenant ainsi entièrement sur les volontés précises de M. Olier et des associés qui voulaient qu’en Cas d’impossibilité d'offrir la direction de l'hôpital à d’autres reli gieuses que celles de la Flèche, 1a chose ne püût être jugée et décidée que par les sociétaires eux-mêmes et M. de Bretonvilliers, SUCCesseur de M. Olier. … limagina aussitôt un Stratagème “dont M. Souart fut inconsciemment complice : “M. l'abbé lui ayant dit, “raconte M. Dollier de Casson, “ qu'une des mères hospitalières de “ce lieu avait grand besoin de “changer d'air, et que, comme “c'était une Personne de mérite, “ il fallait tâcher de lui sauver la “oyre : qu'il ferait fort bien de des- «6

tendre pour cela, Parce qu'ayant

“la Connaïssance de Ja médecine ps

“ outre son caractère sacerdotal,aus- “ sitôt qu'il donnerait son suffrage à “ ce qu’elle montàt ici pour changer “ d'air,on ne manquerait pas de la “ faire venir: ce bon Monsieur, “ayant oui ce discours, se disposa “ de partir au plus vite, pressé par “ cette ‘même charité qui, sans lui “ donner le loisir de réfléchir, le “ porte tous les jours chez les mala- “ des, selon que Sa Sainteté a trouvé “ bon de le lui permettre.”

En effet M. Souart obtint que la sœur Marie Renée de la Nativité,

dont la maladie était réelle, remon-

tât aussitôt avec lui. On eut même l'attention de lui donner pour comg / re « pagne-la sœur Jeanne Agnès de St- Pad} f 4"Melle. Mance, un peu interdite, .: leur fit cependant très bon accueil, ‘# mais l'inquiétude la dévorait, et ce malheureux événement fut pour elle la source de toutes sortes de

- puis

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tal,ausffrage à changer s de la onsieur, disposa essé par sans lui chir, le es malaa trouvé

que la Nativité,

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ès de St-

nterdite, accueil,

ut, et ce

ut pour sortes de

déboires, car, Comme sa discrétion l'empéchait de se plaindre, elle. fut alsément SoUpçonnée d’avoir trempé elle-même dans ces agissements.

Rien ne lui était plus cruel que ces SOUPÇONS sur sa droiture et son intégrité ; c’est peut-être Pour cela même que Dieu les Jui démanda outre ses souffrances physiques, pour lui faire racheter par là cet

établissement si cher à son cœur.

Elle répondit à M. de Queylus qui lui exposait ses vues qu'elle renonçait Personnellement, Yuelque peme qu'elle en eût, à l’établissement des religieuses de Ja Flèche,

- Puisqu’il paraissait impossible, et

qu'aussitôt $on arrivée en France, non-seulement elle pricrait les associés de se prêter à ce nouvel arransemer, mais qu'elle irait elle-même Supplier la duchesse d'Aicuillon de dônner aux hospitatières de Québec une dotation pour Montréal. M. de

Queylus crut tout gagné, il se trompaïit. |

La prudence de Melle Mance ne l’abandonna pas dans une circonstance aussi critique: respectueuse avant tout des droits de la société, elle combla d’attentions la mère de la Nativité et sa compagne, mais en même temps, pour qu'on ne püt arguer d’un commencement de possession et disposer préalablement de ce qui était en question, elle cohfia à Melle de la Bardillière la garde de sa maisoñ, et lui donna des instructions s1 complètes et si précises, qu'elle ne leur permit jamais de soigner les malades, d’avoir les clefs de quoi que ce fûùt, ou de prendre possession de rien dans la maison. Puis elle s'embarqua le 14 octobre avec la sœur Bourgeoys, qui se rendait également en France.

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nce ne Irconstueuse société, ère de 1a1S en pût arle poslement DE elle ière la na des sl préjamais roir les ou de [ans la qua le rTeOYS, france.

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