GUÉRISON MIRACULEUSE DE 5 MELLE MANCE
“woulu
COMpagnie jusqu'à la Flocha see ax QUa la Flèche, et
Son arrivée à la Rochelle, elle
PE
Le
rait la remettre entre les mains de sa famille et de ses amis. Ru On Jouä un brancard, et l’on partit ‘aussitôt pour la Flèche: à Saumur, Melle Mance s'arrêta pour vénérer, dans la chapelle de N.-D.
des Ardilliers, l’image de la Vierge & Marie. | 4 Dès son arrivée à Paris, elle se rendit chez la duchesse d’Aiguillon, car 1l était indispensable, avant de « se présenter devant les associés, de savoir d'une manière précise quel fonds on devait faire sur les espérances de M. de Queylus: ellese vit poliment, mais définitivement refusée.
Aussitôt après elle exposa aux associés, dans une réunion générale, le véritable état des choses : le projet d'union désiré par M. de Queylus semblant définitivement
-chesse d’Aïguillon, il ne restait plus
compromis. par le refus de la du-
E ains de
et l’on che: à ta pour e N.-D.
Vierge
elle se rullon, "ant de clés, de se quel 5 eSpele se vit nt refu-
SA aux généhoses :
: M. de rement
la du- È
it plus
qu’à envoyer au Canada les lières de ‘la Flèche: C'était ]à le
projet cher à M. Olier et à M de
4 Paurversière, mais encore fallait.
il: trouver un moyen de subsistance. Melle ‘Mance le trouv près de la bienfaitrice inconn Mme de Bullion conse Veau sacrifice tion de vingt mille
assurée sur l'avenir, Melle Mance Songea à elle-même
Consulta les Sommités Médicales de
‘époque, Mais la réponse fut partout
Home nur rien à faire,
de SOÏRS,
“que le bras ne vint à mourir et à se dessécher Complétément.”
ut ce qu'elle Jui devait, en visi-
tant son tombeau. . Elle savait que
: “ été enchâssés séparément,elle vou-.
er
“son corps et st cœur avaient
“ Jut rendre ses respects à l’un et
“à lautreget elle supplia M. de
Bretonvilliers de lui accorder cette faveur. |
La demande était trop juste de la part d'une peréonne qui avait si
bien\ervi les intentions du fonda-
teur à Montréal, et il dit à Melle Mance de se présenter au séminaire
le jour de la Purification (2 février) |
au moment où toute la communauté serait.à l'office de la paroisse ; qu'il lui dirait la messe, et lui donnerait toute facilité de satisfaire sa dévotion. PORN
On devine si elle fut exacte ‘ en
se dirigeant vers le lieu saint, de
nombreuses coïncidences ne manquèrent pas de se présenter à son
esprit : elle se rappela la dévotion particulière que M. Olieravaitpour
cette fête ; c'était en ce même jour
avaient
le vou-.
l’un et 3 M. de
er cette
uste de avait si | fonda-
à Melle
minaire
février) .
ommu- \roISSe ; et lui tisfaire
svotion aitpour ne jour
(en 1636) révélation
île. à la sainte Famille, et enfin C'était pour cette fête de la Purification qu'il avait demandé et obtenu du pape Urbain VIII «(164 )
le repoussa d’abord cette idée, ui lui sembla une présomption :
| pour elle, mais ce n’est pas à nos | — mérites que Dieu accorde ses fa- | veurs, c'est à nos nécessités, et . certes l’entremise de M. Olier avait ” déjà obtenu de sa bonté des grâces bien plus singulières. |
Et puis, ce n'était pas un miracle éclatant qu’elle demandait, mais seulement qu'il plût à Dieu de “ donner un peu de force et de “soulagement à son bras, afin “ qu’elle pût s’en servir dans les “ choses les plus nécessairés, comme “ pour s’habiller et pour ac ommo-
“ der l’autel à Montréal.” <
“Comme j'entrais dans la cha- “ pelle, écrit-elle, il me prit un “ grand saisissement de joie, si ex- “ traordinaire, que de ma vie je n’en ‘“ ai senti de semblable. Mon cœur “ en était si plein, que je ne le puis “exprimer. Je ne puis exprimer “cela, sinon en disant que c'était
MUNIA sans plus songer à son bras :
Mais après la messe, elle se sentit
MADEMOISELLE MANCE b5
“un effet de la grande complai- ‘ Sance que je sentais du bonheur ‘que possède ce bienheureux ser- « viteur de Dieu. Je lui parlais 66 \ : <
yeux, et avec beaucoup plus de Confiance, sachant qu'il me connaissait à présent bien mieux que lorsqu'il était au monde ; qu’il ‘ Voyait més besoins et la sincérité “ de mon ous qui ne Jui avait rien ‘ caché.”
Sa joie fut si grande qu’elle ne :
put se confesser comme elle avait intention de le faire, et qu’elle fut
obligée de dire à son confesseur :
‘ Monsieur, je suis saisie d’une telle J
“ Joie que je ne puis vous rien ex- “ primer.” |
Elle entendit la messe, et eom-
$a guérison, retonvilliers endre à l’église art aux cérémonies
Il lui fut IL A remis, et le pieux prêtre partit en || 1 luiindiquant l’endroitoù elle devait | 1 le replacer:
Le coffret renfermait une boîte = en plomb où était le cœur : malgré Sa pesanteur elle le prit et l'appuya sur son bras, “ et aussitôt, raçontet-elle, je sentis que pen était “+ : “devénue libre, et qu'elle soutenait “ sans appui le poids de la boîte de “ plomb où le cœur est renfermé :
“ ce qui me surprit, m'étonna mer- “ veilleusement, et m'obligea de ‘“ louer et de bénir la bonté divine à “ de la grâce qu’elle me daignait iU “ faire, de manifester en moi la “ gloire et le mérite de son saint
“ serviteur. Je sentis au même “temps une chaleur extraordinaire “se répandre Par tout mon bras “Jusqu'aux extrémités des doigts, “ et l’usage de ma main me futrendu “ dès ce moment.”
“En même temps, ajoute M.
“ Dollier de Casson, toutes les liga- ‘ tures et enveloppes dont le mem- “bre malade était enveloppé, se “ défirent d’elles-mêmes ; Son bras “se trouva libre, et ge voyant “ guérie, elle commença à faire un “ beau signe de Croix, remerciant le
“ Tout-Puissant, qui lui faisait une “ telle faveur.”
Elle court aussitôt trouver M.
de Bretonvilliers, qui, avec elle et tous»les ecclésiastiques alors au séminaire, se rend à la chapelle où s'était fait le miracle, remercier Dieu de cette grande grâce.
ARE va 06 "ie Ke LE" :
I] Jui demanda ensuite si la main guérie serai
ets
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Sant
il av
nserve l’o - eng:
Séminaire de Paris. puss.
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JÉsus, MARIE, Josgpx ” dire,
é ‘ effe
* Le 2 février 1659, en la cha “ prir
“du séminaire, après la £a “ den
» J'ai écrit “ rave
“Main droite, de laquelle je n’a- “ man
“ Vais eu aucun usage depuis deux “aucu
“ans.” | “était
Onze jours après, elle traça le
| — récit de sa guériso de cette écri. Elle
: . ture ferme et nette Ont, sont écrites chelle,
toutes ses lettres, ot qui'est en tout coûter Conforme à ce qu’elle’ é
l'accident. —*
tait avant —
, la sœur Bourgeoys de Bullion reçurent
r la Roa 1 lui
était très ombrageux “ il se lança si “haut par:dessus un fossé, dit M.
“ Dollier de Casson, et en même “temps la jeta si loin et si rude- “ ment sur sa main autrefois estro- “ pliée, qu’on a attribué à une cha-
‘.“en eût été quitte comme elle l’a : été, pour une légère écorchure.".… | Cet accident ne servit qu'à mieux établir la réalité du miracle dont elle avait été l'objet ; car la luxation du poignet ne fut Point aggravée, et la liberté du bras resta la même “qu'auparavant. Re
:" ritable protection du ciel qu'elle .