DD BALLET DE GISELLE
Comme la rapide gazelle
Qui lutine aux bords des étangs,
Comme la verte demoiselle
Qui joue avec l'air du printemps,
Avec les filles de Giselle
Riez toujours, dansez longtemps.
Bayadére, sylphide, aimée, La femme de tous les amours, La femme entre toutes aimée Est celle qui danse toujours !
La femme naquit pour la danse, Son pied s*émeut au moindre son, ~ El pour s*agiter en cadence 11 n*a pas besoin de leçon.
Quand la veille elle nous enchante, Nous en rêvons le lendemain ; Avec son pied blanc elle chante.
Et parle avec sa blanche main;
Tous ses jours sont des jours de fête.
Comme les fêtes du sérail ; Et les beaux pays, pour sa tête, Epuisent Tor et le corail.
Charme des yeux, elle sait plaire  nos jours pleins de longs ennuis, Doux rayon, elle nous éclaire Dans les froidoe brumes des nuits.
Toujours une grâce nouvelle Éblouit notre œil enchanté, (Juand la gaze voile et révèle Sa radieuse nudité.
C'est rillusion, fleur vivante, Fantôme serein du plaisir.
Que toute sagesse nous vante, Que toute lèvre veut saisir ;
C'est le charmant reflet d'un songe Qui rayonne sur tous nos pas, Gomme Tamour, divin mensonge , Seul rêve qui ne trompe pas.
C'est un ange d'amour qui passe Devant le regard ébloui, Et qui laisse après dans l'espace L'ombre d'un corps évanoui.
Comme la rapide gazelle
Qui lutine aux bords des étangs,
Gomme la verte demoiselle
Qui joue avec l'air du printemps,
Avec les filles de Giselle
Riez toujours, dansez longtemps.