‹ Mélodies poétiques (volume 2)Chapitre 69 sur 103 · A VICTOR HUGO · texte numérisé non relu

A VICTOR HUGO

Aux jardins (l'Hyères, 13 novembre 4838

Quand Paris, Tautre soir, assis dans une salle. Couronnait de rayons ton œuvre colossale, A cette joie immense, à ce divin banquet, A ce nouveau triomphe, un seul ami manquait : J'étais dans ces jardins que la mer amoureuse Semble avoir apportés de TArabie heureuse, Colline d*Orient, comme aux âges premiers (Couverte de parfums, d'azur et de palmiers.

Paris était bien loin ; c'était le soir, à l'heure Où le jeune opéra chante, où le drame pleure ; Je disais : a Maintenant, au bout de ces chemins, A Ruy Blas qui se lève un monde bat des mains, Victorieuse enfin dans la publique arène, La fiffande poésie a son trône de reine ;

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