‹ Mélodies poétiques (volume 2)Chapitre 83 sur 103 · PHARE · texte numérisé non relu

PHARE

Il est à rhorizoB une tour qui se lève

Sur une ile, un écueil, pleins d*une humide grève.

Incessamment battus par le vent et les flots;

Un homme est là, tranquille au milieu des orages,

D*un œil indifférent il assiste aux naufrages,

Et voit du haut des mâts tomber les matelots.

Il est sur la colline un couvent, doux asile, Ou Tâme qui gémit avec bonheur s*exile, Et, calme, voit passer le monde et ses douleurs; Planant sur les cités, c'est bien là que le sage Voit en pitié la foule et donne à son visage Un sourire éternel sur Tocéan des pleurs !

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