TOUJOURS LA MER
A l'heure où le ciel se constelle, Aux lieux que j'ai cent fois dépeints, Parmi le thym et Timmortelle, On voudrait s'asseoir sous les pins ;
Voir à ses pieds la mer sereine Ou mugissante tour i tour, De la vie image incertaine Et mobile comme l'amour.
La mer est une œuvre sublime.
Un monde toujours en travail ; Le même flot qui fait l'abime Fait les perles et le corail.
Venez aujourd'hui, la mer gronde, La colère agite son tlot ; La blanche écume de son otfde Couvre navire et matelot.
Venez demain : elle sommeille...
Passez vaisseaux, le flot est sûr; Dans les rayons elle est vermeille, Dans tes ombres elle est d*azur.
Et le marinier qui s*éveille Retrouve un tranquille chemin ; Souvent Forage de la veille Fait la beauté du lendemain.