‹ Mélodies poétiquesChapitre 11 sur 122 · APRES LE BAL DE LA VILLA · texte numérisé non relu

APRES LE BAL DE LA VILLA

SONGE d'uKE IfOIT D*AUTOM!(E

Le parc ferme ses grilles, Danseurs et jeunes filles Ont brisé les quadrilles ; Les lustres sont éteints; La foule se retire.

Nous entendons bruire Ses longs éclats de rire Sous les arbres lointains.

Tout dort depuis la veille ; Nul voisin ne s'éveille ; Bientôt à mon oreille Résonne un bruit charmant

C*est ta porte embaumée Ouvrant Talcôve aimée, Et qui s*est refermée Sous le doigt d*un amant.

Oh ! viens que je t'admire !

Quitte ton cachemire, Ta robe de Palmyre ; Montre, sans refuser, Ta bouche demi-close, . Coussin de velours rose.

Où murmure et se pose L'extase et le baiser ;

Et ce qui fait ma gloire.

Ta chevelure noire.

Tes épaules d'ivoire, Festin de volupté ; Et, sans guimpe et dentelle, Ces formes d^immortelle Qu'inventa Praxitèle Sur son marbre enchanté !

Nos Vénus des Musées , Par les siècles usées.

Seraient toutes brisées

Auprès de ton miroir, Si sa glace fidèle Conservait le modèle

Que je place auprès d*eUe, Pour doublement te voir !

Oh ! que de mains pressées.

D'amoureuses pensées, De flammes insensées, Tu laisses après toi !

 ce monde en délire Qui bridait ton sourire Maintenant je puis dire :

Cette femme est à moi !

Pour cette nuit donnée.

Cette heure fortunée.

Sitôt morte que née Avec Taube du jour, Quel trésor de largesse, Quel fleuve de richesse Exiges-tu, maîtresse?... — Cette chanson d'amour !

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