‹ Mélodies poétiquesChapitre 19 sur 122 · DU BALLET DE GISBLLE · texte numérisé non relu

DU BALLET DE GISBLLE

Comme la rapide gazelle

Qui lutine aux bords des étangs,

Gomme la verte demoiselle

Qui joue avec Tair du printemps,

Avec les filles de Giselle

Riez toujours, dansez longtemps.

Bayadére, sylphide, aimée, La femme de tous les amours, La femme entre toutes aimée Est celle qui danse toujours !

La femme nacpiit pour la danse, Son pied s*émeut au moindre son, Et pour s'agiter en cadence 11 n*a pas besoin de leçon.

Quand la veille elle nous enchante, Nous en rêvons le lendemain ; Avec son pied blanc elle chante.

Et parle avec sa blanche main;

Tous ses jours sont des jours de fête, Comme les fêtes du sérail ; Et les beaux pays, pour sa tête, Épuisent Tor et le corail.

Charme des yeux, elle sait plaire A nos jours pleins de longs ennuis, Doux rayon, elle nous éclaire Dans les froides brumes des nuits.

Toujours une grâce nouvelle

Eblouit notre œil enchanté.

Quand la gaze voile et révèle Sa radieuse nudité.

C'est rillusion, fleur vivante, Fantôme serein du plaisir.

Que toute sagesse nous vante, Que toute lèvre veut saisir;

iggm^^m^^^^mm^m m^ v ^ ^ i ^ '^^^i^ '^^ ^ *■ ^ ■ ■ ■ ^«^ V^^^^^mJ^^"^^» *■ «^' •-■^■^*b # ^ .^ «

MELODIES. i.1

C'est le charmant reflet d'un songe Qui rayonne sur tous nos pas, Gomme l'amour, divin mensonge , Seul rêve qui ne trompe pas.

C'est un ange d'amour qui passe Devant le regard ébloui, Et qui laisse après dans l'espace L'ombre d'un corps évanoui.

Comme la rapide gazelle

Qui lutine aux bords des étangs,

Gomme la verte demoiselle

Qui joue avec l'air du printemps.

Avec les filles de Giselle

Riez toujours, dansez longtemps.

Page 1