‹ Mélodies poétiquesChapitre 21 sur 122 · A MADEMOISELLE AMÉLIE DE SAISIT · texte numérisé non relu

A MADEMOISELLE AMÉLIE DE SAISIT

Empoli \ doux rivage Aux riantes maisons, Beau fleuve, tiède plage De fleurs et de gazons :

Sur tes molles collines Chantent avec le vent Les douces mandolines, Les cloches du couvent.

C'est toi qui nous Tannonce Cette ville, ta sœur.

* Délicieux village à quelques lieues de Florence; toutes les Jeunes llUes y travaillent aux chapeaux de paille.

MELODIES. ôl

Que la bouche prononce Avec tanl de douceur.

Empoli, quand on foule Ton bienheureux gazon, Florence se déroule Et luit à rhorizon.

Dans ta vive auréole D'azur et de gaité.

Le jour léger s'envole Gomme un songe d*été ;

Toujours on s'y réveille Sur un riant chemin ; Le bonheur de la veille Renait le lendemain.

Aux chants de la folie, Tressez dans ces vallons La paille d'Italie, Filles aux cheveux blonds ;

Devant la fraîche place Qui vous voit réunir.

Le voyageur qui passe Emporte un souvenir.

ÉPITHALAME AUX BORDS DE L AiNIO

A UADAMR F

Anio, tu reflètes A tes deui horizons Toutes les violettes Qui bordent tes gazons.

Ton eau limpide arrose, Avec un joyeux son, Lejasminetlarose Qui parent le buisson.

Ta naïade prépare.

Au midi du verger, La blanche fleur qui pare L'épouse et l'oranger.

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Mais ces fleurs que ton onde Réjouît en courant Ont une reine blonde Dans ee bois odorant :

C'est la fleur qui s'habille De soie et de satin, La veille Jeune fille.

Et femme ce matin ,

Celle que ta pelouse Vit courir si souvent ; Aujourd'hui jeune épouse A son bonheur rêvant.

Change ton eau mouvante En un miroir poli Pour cette fleur vivante, Reine de Tivoli.

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