‹ Mélodies poétiquesChapitre 23 sur 122 · LA CHANSON DE RAPHAËL · texte numérisé non relu

LA CHANSON DE RAPHAËL

Rafaello disait à sa maîtresse :

Stella, je yeux.

Je veux demain obtenir une tresse

De tes cheveux :

Celle qui flotte à ton cou de madone

Blanc et poli , Celle qu'au vent ton caprice abandonne

A Tivoli ;

Celle qui joue a travers les dentelles

Dans la saison Où tu vas voir i)ondir les cascatelles

Sur le gazon,

Lorsque tu viens parmi les jeunes filles,

Fleur de gaité, Avec ton soufQe embaumer les quadrilles

Des bals d*été ;

Celle que j*aime el qui vers moi s'incline

Quand nous parlons Tout bas le soir, au pied de la colline,

Dans les vallons ; Celle qui flotte entre tes mains unies,

Quand, l'œil fermé.

Tu vas le soir chanter aux litanies :

Orapro me.

J'attends de toi ce doux présent ; j 'espère

L'avoir demain; Je le ferai bénir par le saint-pére.

Mon Dieu romain.

Et j'en serai bien plus fier, ô ma belle !

Venant de toi, Que Léon X n'est fier de sa chapelle

Peinte par moi.

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