‹ Mélodies poétiquesChapitre 30 sur 122 · NAISSANCE D'EVE · texte numérisé non relu

NAISSANCE D'EVE

Délicieux moment, où Tâme^peul connaître

Le charme de la vie et le bonheur de naître !

A mon premier réveil, j*aime, je sens, je vois,

Je pense, et ma pensée arrive avec ma voix.

Je connaissais déjà tout ce qui m'environne,

L'astre qui me sourit, Tazur qui me couronne.

L'eau qui baigne mes pieds. Sans doute, en mécréant.

Dieu m*a tout révélé dans la nuit du néant.

Cette eau vive qui ruisselle, Miroir d'ange si fidèle.

Où la femm« se voit belle, Fait le charme de mes yeux :

MELODIES. 7i)

Sous cet arbre qui in*enchanle J*aime encore lair que chante L*oiseau libre, voix louchante Que la terre donne aux cieux ; Mais vous, filles de Taurore, Fleurs que Taube fait éclore, Quand sa flamme vous colore, Je vous aime cent fois mieux.

Fleurs qu*un ange m*a données, Sœurs divines, samrs aînées, Sur ces rives fortunées Rien n'égale vos couleurs ; Fraîches roses, rien n'égale Votre grâce virginale.

Quand la brise matinale Vous émail le de ses pleurs.

C'est un ange qui m'apprête Tant d'extases pour ma fêle, Tant d'étoiles sur ma tête.

Sur ma couche tant de fleurs !

CUtEUR DES FI.EUISS

Dieu nous créa d'un sourire, Tout jardin est notre empire ; L'air que ta bouche respire, C'est nous qui le parfumons :

Nous sommes les fleurs aimées Par Taurore ranimées Sous les brises embaumées Que Dieu souffle sur les monts.

Le soleil nous donne une âme, Nous colore de sa flamme, Pour nous unir à la femme, Noire sœur par la beauté :

Chacune de nous^ prés d'elle, Voudrait, compagne fidèle^ Avoir à sa tige une aile Pour voler à son coté !

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