‹ Mélodies poétiquesChapitre 39 sur 122 · SEUL AD UOHD DE LA MER · texte numérisé non relu

SEUL AD UOHD DE LA MER

Bien loin du monde, Je viens m'asseoir.

Devant cette onde Calme ce soir :

Sur cette grève Pleine d'amour, Où, comme un rêve.

Passe le jour.

Où tout m'inspire, Où je respire L'air embaumé, L*œil sur ce livre.

MELODIES. l»y

Que Dieu me livre, Je voudrais vivre Comme inhumé Dans ma paresse, Aimant sans cesse, Jamais aimé.

A L'EMBOUCHURE DE L'HUVEAUNE

Iluveaune! rivière modeste, Tu séduis mon cœur enchanté, ♦ Pure comme l'azur céleste, Calme comme un beau soir d'été ; Sous ton berceau d'arbres tranquilles Tu laisses le tumulte aux villes Pleines d'orageuses clameurs.

Je t'aime, rivière charmante, Aucun remords ne te tourmente, Et, comme tu vivais, tu meurs!

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