SEUL AD UOHD DE LA MER
Bien loin du monde, Je viens m'asseoir.
Devant cette onde Calme ce soir :
Sur cette grève Pleine d'amour, Où, comme un rêve.
Passe le jour.
Où tout m'inspire, Où je respire L'air embaumé, L*œil sur ce livre.
MELODIES. l»y
Que Dieu me livre, Je voudrais vivre Comme inhumé Dans ma paresse, Aimant sans cesse, Jamais aimé.
A L'EMBOUCHURE DE L'HUVEAUNE
Iluveaune! rivière modeste, Tu séduis mon cœur enchanté, ♦ Pure comme l'azur céleste, Calme comme un beau soir d'été ; Sous ton berceau d'arbres tranquilles Tu laisses le tumulte aux villes Pleines d'orageuses clameurs.
Je t'aime, rivière charmante, Aucun remords ne te tourmente, Et, comme tu vivais, tu meurs!