AOUT ET NOVEMBRE
Dans ce beau soir, où le poêle Vous vit pour la première fois, Il vous disait, baissant la tète.
Il vous disait, baissant la voix :
« La nuit a replié ses voiles, « Le rivage est plein 4e gaîté ; « C*est rheure de vivre aux étoiles, « Les nuits sont les jours de Tété !
« C*est l'heure sublime et touchante « Où, dans les tamaris amers, « On entend le duo que chante « Le pin avec le (lot des mers ;
« C'est le beau mois où, dans Tespace, « La lune salue en naissant « L'étoile de Vénus qui passe « Sur les pointes de son croissant ;
« C'est la saison de vive flamrae, « Où rhomme écoute à son réveil a Chanter Tantique épithalame a De notre terre et du soleil !
a Le ciel, lumineuse merveille, « A mis ses astres les plus beaux, « Et, pour éclairer notre veille, « Il allume tous ses flambeaux.
ce  minuit, le ciel étincelle; a La mer est son miroir dormant, a Allons voguer sur la nacelle, a Entre ce double firmament. »
Ah ! ce fut la nuit sans pareille !
Je marchais à votre côté, Votre voix douce à mon oreille, Et dans mes yeux votre beauté !
Où sont tant de choses aimées, Baume divin de mes ennuis ?
Et mes collines embaumées, El mes hymnes des tiédes nuits ?
MELODIES. Il
Et la mer qui parlait aux grèves.
Beaux sites tant de fois dépeints?
Et le sommeil doré de rêves Sur la mousse où chantent les pins?
Plus d*été ! le ciel monotone Me dit que Thiver est vainqueur; Le vent désolé de l'automne M'a versé Tamertume au cœur !
Rien n'exalte plus mon envie, La sombre nuit tombe sur moi ; Lève-toi, soleil de la vie, soleil d'amour, lève-toi!...