BADEN
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Un jour que la nature était d'iiumeur charmante ,
Elle ouvrit son trésor :
Elle prit Tarbre vert, la cascade écumante,
Le bej horizon d'or ;
La cjUîne partout mollement arrondie
Sur le vallon riant.
Où flotte le matin le tranquille incendie
Des feux de l'Orient ;
La fontaine où toujours tombe et se purifie
L'eau qui sait tout guérir ; L'air régénérateur qui prolonge la vie
De ceux qui vont mourir ;
La monlagne féconde où largement s'étale,
Comme un sommet alpin, L'arbre qui fait flotter sa branche horizontale.
Le sublime sapin ;
Les myrtes recueillis au sentier solitaire.
Plante qui craint le jour, El, depuis les vieux temps de la blonde Gythére,
Nous conseille Tamour ;
Et, voulant rendre à l'homme, en ce jour de largesses,
Le primitif Eden, Elle mit sur un point l'écrin de ses richesses :
Elle créa Baden.