‹ Mélodies poétiquesChapitre 66 sur 122 · BADEN · texte numérisé non relu

BADEN

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Un jour que la nature était d'iiumeur charmante ,

Elle ouvrit son trésor :

Elle prit Tarbre vert, la cascade écumante,

Le bej horizon d'or ;

La cjUîne partout mollement arrondie

Sur le vallon riant.

Où flotte le matin le tranquille incendie

Des feux de l'Orient ;

La fontaine où toujours tombe et se purifie

L'eau qui sait tout guérir ; L'air régénérateur qui prolonge la vie

De ceux qui vont mourir ;

La monlagne féconde où largement s'étale,

Comme un sommet alpin, L'arbre qui fait flotter sa branche horizontale.

Le sublime sapin ;

Les myrtes recueillis au sentier solitaire.

Plante qui craint le jour, El, depuis les vieux temps de la blonde Gythére,

Nous conseille Tamour ;

Et, voulant rendre à l'homme, en ce jour de largesses,

Le primitif Eden, Elle mit sur un point l'écrin de ses richesses :

Elle créa Baden.

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