‹ Mélodies poétiquesChapitre 94 sur 122 · SAGESSE ÉGYPTIENNE · texte numérisé non relu

SAGESSE ÉGYPTIENNE

Sur le sol que le Nil débordé rend humide Que fait-il, ce grand sphinx, couché dans le limon, Ses yeux toujours fixés vers les sables d*Âmmon Comme un monstre géant, fils de la pyramide?

Au passant cherchant Theure aux ombres du gnomon

Il propose une énigme, et la bouche timide

Que desséche le feu de Fouragan numide

Ne peut pas s'entr'ouvrir pour répondre au démon.

Alors le voyageur veut sonder le mystère Que lui garde au désert le roc silencieux.

Ce mot jamais redit par Técho solitaire.

Mais devant le granit, qui s*obstîne â se taire, L'obélisque, debout comme un doigt de la terre, Le console du doute en lui montrant les deux.

CHANT DES COMPAGiNONS DE GUTTEMBERG

Oui, notre œuvre sera bénie, Travaillons du matin au soir Pour la pensée et le génie, Vin nouveau qui sort du pressoir.

Le travail est le dieu du monde ; Il ennoblit nos quatre noms ; Qu'au présent l'avenir réponde ; Travaillez, mes chers compagnons.

Second soleil, œuvre sublime, Tout Tunivers va vous, bénir, Et chaque feuille qu'on imprime Est un rayon pour Tavenir.

Aux feux d^une clarlc nouvelle, La raison brille el Terreur fuit.

Voici la première étincelle :

L'univers n'aura plus de nuit.

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