A MA MÈRE
Je pense que les cœurs si généreux et doux,
Qui chantaient et pleuraient comme ceux qui demeu- [rent,
Dans le tombeau muet songent toujours à nous,
Et n'y meurent.
Oui, ces cœurs disparus doivent être encor bons !.…
Dans le sein de la tombe, où l’on croit qu'ils expirent,
Is doivent quelquefois se rappeler des noms
Qu'is soupirent.
Car tous ces nobles cœurs qu'on ose nous ravir
Et qu'aux champs du repos les durs fossoyeurs sè- [ment, En eux ont conservé des leurs le souvenir
Etles aiment.
Lorsque nous en parlons, les larmes dans les yeux,
Les plaintes qu'on perçoit au sem des vents qui gron- [dent,
Sont, sans doute, leurs voix, oui, ce doivent être eux
Qui répondent.
Ah ! qu’on pense à ces cœurs et que l’on prie aussi,
Car si, comme aux'cieux gris les automnes se plai- [gnent,
Le soir, à notre oreille, ils gémissent ainsi,
Le
es sn C’est qu'ils saignent :...
vir
eurs sèment,
yeux,
jui gron- [dent,
être eux
rie aussi,
s se plaignent,