ESPOIR
Oh ! que le bonheur passe vite !
Je n’ai pas encore vingt ans, Et déjà ma barque s’agite
Sous le souffle des noirs autans.
Hélas ! comme les fraîches roses, Comme les parfums du printemps,
Comme toutes les belles choses.
Le bonheur dure peu longtemps.
Jadis, sous les yeux de ma mère, Dans les dentelles du berceau, Je croyais que sur cette terre
Il me suivrait jusqu'au tombeau.
Mais depuis, n'ayant plus d’aurore,
Ni beaux jouets, ni ciel serein,
J'appris, quoique bien jeune encore,
Qu'il ne brille que le matin.
Cependant, bien que son sourire Ait cessé d’égayer mon ciel, Quoique de ma lèvre 1! retire <uoiq
Sa charmante coupe de miel,
L'espérance, divine étoile Qui rayonne au ciel de la foi, Pour m'aider à guider ma voile,
Resplendit toujours devant moi.