LES ANCIENNES COIFFURES DU DEPARTEMENT DE L'EURE
wvyè^z
1 Gisors, Étrepagny, Maineville. — 2 Les deux Andelys, Écouis, vallée d'Andelle. — 3 Plagnes. — ï Ivry-la-Ba taille
et la plaine Saint-André. — 5 Evreux, Conches, Verneuil, Breteuil, Nonancourt, Damville.
(D'après les dessins originaux publiés par M. Philippe en 1834.)
DICTIONNAIRE DES NOMS
DONNÉS AUX HABITANTS DES DIVERSES LOCALITÉS DE LA FRANGE
(Suite.)
Cloysien, de Cloyes, ch.-l. de con, arr1 de Châteaudun, dép' d'Eure-et-Loir.
« Montrognons , galériens ,
Les Cloysiens les coursent bien. »
( Chanson popul. )
Clunisois, de Cluny, ch.-l. decon, arr1 de Mâcon, dép' de Saône-et-Loire. « Bientôt nous descendîmes , par une route rapide et tortueuse, dans la vallée du Clunisois. » (Magasin pittoresque, 4856.)
Columérien, de Coulommiers, ch.-l. d'arr', dép1 de Seine-et-Marne. « De 4589 à 4595, les Columériens , pressés par les troupes de la Ligue , leur fournirent des vivres, des chevaux , des munitions. » (Coulommiers, par Aug. Chevallier.)
Comblois(1), de Combles, ch.-l. de con, arr1 de Péronne, dép1 de la Somme.
Combournais, de Combourg, ch.-l. de con? arr1 de Saint-
(' ) Combles, cne, con et arr' de Bar-le-Duc (Meuse).
Malo, dép1 d'Ule-et-Vilaine. On dit aussi Combourgeois.
Commingeois (') , du pays de Comminges, dép1 du Gers. « Les Convenae des Latins, qui sont les Commingeois, ont longtemps vescu espars et sans domicile assuré. » (Antiquités des Villes de France.)
Compiégnois , de Compiègne, ch.-l. d'arr', dép' de l'Oise. « Plein de reconnaissance envers les Compiégnois du bon accueil fait à son père , Charles V fit à Compiègne une entrée vraiment royale. » (Hist. du palais de Compiègne, par Pellassy de l'Ousle. )
Comtadin, du Comtat-Venaissin , ancienne province. « Le caractère des Comtadins , quoique fortement empreint de toutes les qualités méridionales, est moins franc que celui du peuple provençal. » (France pittoresque, par A. Hugo.) Voir Venaissinois.
Condéen(2), de Condé-sur-Noireau , ch.-l. de c°», arr' de Vire, dép1 du Calvados. « Cercle Condéen de la Ligue de l'enseignement. »
Condomois t,15), de Condom, ch.-l. d'arr', dép1 du Gers.
(') Saint-Bertrand-de-Comminges, ch.-l. de e°", arr1 de Saint-Gaudens ( Haute-Garonne).
(2j 11 existe en France vingt autres eommunes du nom de Condé, dont les habitants portent la même appellation.
(3) Condom, c"e, c°» de Saint-Chély-d'Aubrac, arr' d'Espalion (Aveyron).
« Les Condomois, entraînés par les prédications de Roussel, embrassèrent en grande partie les opinions nouvelles. » (Hist. des villes de France, par Ar. Guilbert. )
Confolentais, de Gonfolens, ch.-l. d'arr1, dép1 de la Charente. « Souvent on entend les Confolentais dire : Aller en Angoumois, comme s'ils parlaient d'un pays étranger. » (Hist. des villes de France, par Ar. Guilbert.) On dit aussi Confolennais.
Coranciot , de Corancez , c™, c°n et arr1 de Chartres , dép1 d'Eure-et-Loir.
Corbeillais (*), de Corbeil, ch.-l. d'arr1, dép1 de Seineet-Oise.
Corbonnois (2) , de Corbon, ce, cn et arr1 de Mortagne, dép1 de l'Orne. « Le Corbonnois a pris ce nom de Gorbon qui en a été le lieu le plus considérable. » (Mém. hist. sur Alençon , par Od. Desnos.)
Cordemaisien, de Gordemais, ce, con de Saint-Etiennede-Montluc, arr1 de Saint-Nazaire , dép1 de la Loire- Inférieure.
Corlaisien, de Corlay, ch.-l. de con , arr' de Loudéac, dép1 des Côtes-du-Nord. a La montagne élève beaucoup de chevaux qu'on appelle chevaux de la montagne ou chevaux corlaisiens. » (Les Primes d'honneur en 1865. )
Cormeillais ( ' ) , de Gobmeilles, ch.-l. de cor>, arr1 de Pont-Audemer, dép1 de TEuiv. « Signalons, comme trait de mœurs, la propension bien prononcée des Cormeillais vers le sexe féminin. » (Blason popul. de la Normandie, par A. Canel.)
Cornouaillais , de la Counouaille, pays dans le dép1 des Côtes-du-Nord.
« Sus ! sus ! Cornouaillais !
Voici les Anglais!
A terre.
Bourgeois et lurons, Braves et poltrons,
En guerre. »
(A. Briseux, Revue des Deux-Mondes, 1840. ) On appelle également Kernéwods, et Kernéwotes les habitants de la Cornouaille. « Les Kernéivods répliquèrent brusquement comme c'est leur coutume. » (Les Merveilles de la nuit de Noël, par Em. Souvestre). « Ici une femme de Douarnenez donne la main à un Kernétvôte de Carhaix , au petit chapeau couvert de chenilles bariolées. (Le Fmistère en 1836, par Em. Souvestre. )