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ENVIRONS DE LORIENT

Taw, taw,

Bar-glaw , Oeit é mé mam D'er pont Scaw, D'évet daor Guet eur scaw.

Taw , taw ,

Bar-glaw.

Traduction. Cesse, cesse, — grande pluie, — ma mère est allée — au pont de Scaou — pour boire de l'eau — avec un sureau. — Cesse, cesse, — grande

pluie. E. R.

BIBLIOGRAPHIE

Dr E. Bogros. A travers le Morvand, Mœurs, Scènes et Paysages. Château-Chinon , Dudragne et Buteau , 1873, in-S", 236 p.

Ce volume est consacré en grande partie', aux mœurs, usages et traditions populaires du Morvand Nivernais (qui l'orme la cinquième partie du département delà Nièvre). Dans le ch. III, qui a pour titre : Naissance et Mort du Morvandeau , l'auteur nous parle de

Chartres. — Edouard Garnier, Imprimeur,

la ramasseuse (la sage-femme), des préjugés qui concernent reniant nouveau né, delà tanm don) sont construits les berceaux dans le Morvand, des usages relatifs à la mort, (liions quelques-uns de ces derniers. — On a coutume de vider les vases contenant de l'eau qui peuvent se trouver dans la chambre de la personne qui vient de mourir, parce que l'âme, en sortant du corps, a dû se plonger dans l'un d'eux pour se laver des souillures terrestres. — Avant l'enterrement, on fait le chemin du mort , c.-à-d. qu'on brûle sur tout le parcours des poignées de paille pour écarter les mauvais esprits.

Le cli. III est consacré au mariage et à la chanson des noces. Remarquons qu'il y a en Morvand, comme en Bretagne, des gens qui l'ont profession de négocier les mariages. Celui qui a cette cialité est connu familièrement sous le nom de père d'homme ou Croque Avoine. — On trouve encore dans ce pays, outre les usages de mariage ordinaires tels que le simulacre de défense de la maison de la mariée, l'épreuve du balai, la rôtie, etc., une curieuse coutume. A la fin du repas de noces, les convives boivent dans le même verre , c'est ce qu'ils appellent mêler leur sang.

Le cli. V est consacré aux fêtes mangeoires , c.-à-d. aux fêtes patronales.

Le ch. VI est inlilulé : Chants et danses; le Flûleur. On y trouve une longue chanson patoise avec air noté.

Le ch. VII donne des détails sur les habitations, sur les lits morvandeaux, sur les costumes.

Le ch. VIII nous intéresse particulièrement. 11 est intitulé : Croyances, superstitions, Coutumes, Légendes.

Le ch. XI est consacré à l'archéologie , aux monuments mégalithiques dont les noms sont presque tous curieux au point de vue mythographiquê. (Maison du Loup, la Pierre de la Wivre, la Chaise à Berthot , l'Ecuelle du bon saint Martin , etc. )

Dans un appendice, l'auteur rapporte une chanson en patois qu'il a empruntée au célèbre Vauban, qui, paraît-il, s'était occupé du Morvand.

Si l'on nous demande pourquoi nous faisons, en 1877, le compterendu d'un ouvrage publié en 1873, nous répondrons que nous ne l'avons vu recommandé ni cité nulle part, ce qui arrive trop souvent aux ouvrages publiés en province , quel que soit leur mérite.

M. le D'' Bogros a publié aussi en 1873, à Château-Chinon , une Histoire de Château-Chinon; les romanistes y trouveront deux chapitres consacrés au patois du Morvand. E. R.

Alberto Bacchi della Lega. Appendice alla bibliographia de' Vocabolari ne' dialetti italiani. Bologna, Bomagnoli, 1877, 22 p. Prix 1 fr.

Cette brochure est un supplément à la bibliographie des patois de l'Italie dont nous avons rendu compte (Mélusine , col. 199). Parmi les nouveaux titres d'ouvrages que contient cet Appendice, mentionnons :

Bosa Gabriele. Dialetti , costumi e tradizioni nelle provincie di Bergamo e di Brescia. Brescia, 1878, in-8°. On y trouve des chapites intitulés : Proverbii, Costumi, Tradhione di culti. del sole. — Peresio. Il maggio romanesco, etc. Ferrara, 1688. On trouve à la page 439 de cet ouvrage : Indice délie voci , Proverbij o Dettati Romaneschi, etc. E. R.

Per las bodas del distîngit escriptor sicilià Dr Joseph Pitre ab la senyoreta donya Francisca Paula Vitrano, in-12. Barcelona, 1877.

Pour célébrer un mariage, — suivant un usage gracieux répandu de l'autre côté des Alpes — , on ne pouvait imaginer mieux que de raconter les cérémonies populaires d'une noce champêtre ; c'est ce que M. Maspons y Labros a l'ait à l'occasion du mariage de M. J. Pitre, l'auteur bien connu de tant d'écrits sur la littérature et la poésie sicilienne; c'est une nouvelle contribution à la connaissance des coutumes de la Catalogne que nous trouvons ici, renseignement curieux pour lequel nous remercions le patient collecteur des Qûuentos populars. C. J.

Le Gérant, Eugène ROLLAND.

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