‹ MélusineChapitre 34 sur 235 · NN,\\\\NAV\\\VS · texte numérisé non relu

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Sainte Geneviève de Brabant. Gravure extraite de VHistoire de l'Imagerie populaire à Chartres. (Voir la Bibliographie.)

Ce qu'il y a de plus singulier, c'est que les époux qui ne donnent qu'à regret ce bal de charivari, n'y paraissent qu'un moment pour ouvrir la danse. Personne n'y est invité particulièrement et le public qui l'exige n'en profite guère, en sorte (pue le bal est ordinairement en pure perte pour ceux qui sont obligés de le donner. Les gens de la ville n'aiment pas à donner le charivari chez eux ; ils s'arrangent avec quelque entrepreneur de bals et la. fête a lieu dans une salle publique. Si les époux sont tous les deux dans l'état de veuvage , il n'y a point

de charivari.

Dans les enterrements, on rassemble les parents , et, au retour de la cérémonie, on sert un repas qui dure le reste de la journée. On y discourt sur les qualités du défunt. Si le mort était d'une famille considérée dans la commune, le curé, à l'invitation des parents , vient le chercher avec le porte -croix et en surplis, quelque distance qu'il y ait de la maison du défunt à l'église et on paie une rétribution proportionnée à l'éloignement; s'il était pauvre, on conduit le corps à la porte de l'église sur une voiture. Dans quelques pays, et notamment sur les rives de la Saône, il n'y a pas longtemps que l'on mettait encore dans la bière quelques meubles du défunt; mais les ministres du culte ont fait abolir peu à peu cet usage. Dans quelques communes cependant on tâche encore de mettre en cachette du curé une pièce de monnaie dans la bouche du défunt et dans la main des enfants une gobille ou petite boule.

Les gens de village ont coutume de faire de grands feux de paille et de fagots deux fois par au dans les champs qui avoisinent leurs habitations; l'un pour la fête des rois, et l'autre pour le premier dimanche de Carême, qu'on appelle puni- cette raison le dimanche

des brandons Les létcs de village, qu'on appelle

vogues, consistent à boire et à danser. Les villageois se rassemblent dans la cour d'une ferme, sous un hangar, ou dans un pré et au son aigu d'une vielle et d'uni' cornemuse, on les voil lever l'un après l'autre leurs pieds pesants, sans presque changer de place. Ils ont toujours les bras pendants el les yeux haissés. Dans les villes

munie, la danse nationale est en général lourde et sans action.

(Extr. de la Statistique générale de la France , publiée par ordre de l'Empereur. Département de l'Ain. Paris, 1808, in-4".)

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