LYON
Madame en prenant ses ébats
S'était mise à coiffer son chat.
Elle lui dit : Mon chat, tenez-vous droit
Que je vous coiffe comme moi.
Elle lui mit ses beaux rubans bleus, Sa belle tresse de cheveux, Ses beaux pendants d'oreilles La chaîne qu'elle avait au cou ; C'était pour parer le matou.
Elle le mit devant un miroir; Le chat eut frayeur de se voir, Il s'en fut sur les tuiles, Puis entra dans une maison Où logeaient quatre bons lurons.
Ils lui ont pris ses beaux rubans bleus , Sa belle tresse de cheveux, La chaîne qu'il avait au cou; Ils ont renvoyé le matou.
Quand sa maîtresse le vit venir, De pleurer ne put se tenir.
Où sont donc mes dentelles, Mes bijoux et tous mes atours?
Je n'aurai plus rien pour mes beaux jours.
Refrain pour travailler en mesure,
(jura.)
Ce refrain , dont l'air est assez monotone , est destiné à faire aller en mesure. Il a été entendu à Neublaus (Jura). Des ouvriers du chemin de fer le chantaient avec entrain en enfonçant dans le Doubs des pilotis, à l'aide d'une lourde pièce de bois appelée Demoiselle, qu'ils laissaient retomber en cadence. Après le dernier couplet , ils se reposaient pendant quelques minutes , puis recommençaient avec ardeur.
En voilà une La jolie une Une s'en va
Ça ira Deux s'en vient
Ça va bien.
En voilà deux La jolie deux Deux s'en va
Ça ira Trois s'en vient
Ça va bien.
En voilà trois La jolie trois Trois s'en va
Ça ira Quatre s'en vient
Ça va bien.
En voilà quatre La jolie quatre Quatre s'en va
Ça ira Cinq s'en vient Ça va bien.
En voilà cinq La jolie cinq Cinq s'en va
Ça ira Six s'en vient
Ça va bien.
En voilà six La jolie six Six s'en va
Ça ira Sept s'en vient
Ça va bien.
En voilà sept La jolie sept Sept s'en va Ça ira
Sept parti C'est fini.
RANDONNEE.