BETA B
F1G. 240. — Embryon d’Acanthias, long de 30 millimètres. A, vu par la face ventrale ; — B, vu de trois quarts par la face dorsale.
a. v. 11... a. o. VI, arcs viscéraux (du deuxième au sixième) ; — b., bouche ; — br. ex., branchies externes (en partie seulement) ; — cor., cordon ombilical ; — f. br., feuillets branchiaux ; —. év., évent ; — f. v. IT, deuxième fente viscérale ; — æ., œil ; — m. p., membre pectoral ; — t. m.e., triangle méso-branchial externe ; — or. n., orifice nasal.
Pour comprendre ces phénomènes, voyez les fig. 238 à 245 et Morph. des Vertébrés (p. 473 et suiv.).
Les arcs aortiques qui accompagnaient primitivement chaque arc ne se subdivisent jamais en artère et en veines branchiales; le premier et le second disparaissent dans leur partie moyenne, tandis que la partie moyenne du troisième forme l’anastomose qui unit la carotide interne et la carotide externe à l’extrémité de la carotide primitive. Le quatrième are aortique abandonne l’are auquel il appartenait tout d’abord, et,
cheminant dans la masse du
mésoderme des arcs postérieurs devenue
continue par suite de l'absence de fentes branchiales, il recule en arrière,
PRIE LT cela. cap. pér. F4fe Fi@. 241. — Transformation des arcs aortiques et origine des carotides chez les animaux branchiés. Schéma. .
a. al, premier arc aortique ; — cav. pér., cavité péricardique ; — c. ext., carotide externe ; — e. int., carotide interne ; — d. p. p., diaphragme péricardiaco-péritonéal ; — f. b5, cinquième fente branchiale ; — »r., oreillette ; — 7r. c. h., réseau capillaire de l’hématose ; —
eo. b4, quatrième veine branchiale ; — centr., ventricule:
ou mieux il reste en place au devant de lextrémité craniale du cœlome, pendant que le cou se développe en avant de celle-ci, et il forme la crosse
EE
Fi1G. 242. — Embryon humain de 7,9 mm.,avec la courbure nuchale, d’après Hrs.
aortique, simple chez les Mammifères et les Oiseaux, double chez les Reptiles. Le cinquième arc aortique disparaît de très bonne heure ; le sixième donne le tronc des artères pulmonaires et le canal artériel simple chez les animaux à crosse aortique unique, double chez les autres. Les glandes annexes, thyroïde et thymus, se forment comme chezlesIchthyopsidés, bien qu'avec quelques différences secondaires et les dernières poches donnent les glandules parathyroïdes. |
Les arcs branchiaux embryonnaires de tous les Vertébrés ont donc des fonctions organogénétiques communes. [ls forment tous une partie des parois latérales de
l’extrémité céphalique, ils servent de chemin aux ares aortiques, ils engendrent des glandes spéciales, mais ce ne sont point des organes respiratoires, car ils ne deviennent le siège de cette fonction que dans un seul groupe, celui des Ichthyopsidés. Il est done absolument
L'EMBRYOLOGIE ET LE TRANSFORMISME pb
injustifié de dire que leur présence chez les embryons des Amniotes témoigne que ces derniers proviennent d’ancêtres ayant respiré dans l’eau. Elle signifie simplement que, pour faire un Vertébré, il faut dans la région céphalique des ébauches spéciales auxquelles il convient de donner le nom, d’ailleurs déjà usité, d’arcs viscéraux. La présence des ares viscéraux chez les Amniotes n'indique pas plus la dérivation de ceux-ci d’ancêtres pisciformes, que ne le font leur chorde dorsale ou
(#2 C. CES n'en