‹ Membres et ceintures des vertébres tétrapodes; critique morphologique du transformismeChapitre 74 sur 83 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

Il est temps maintenant d’essayer de résumer les conclusions de cette longue étude, Les constatations positives de mutations assez étendues ont une grande importance. Elles montrent qu'il n'est pas besoin pour passer d’une forme à une autre de réaliser, ces intermédiaives insensibles chers aux transformistes de l’ancienne école, et que par conséquent les transitions si souvent signalées entre organes d’espèces diverses n’ont pas forcément la signification qu’on a voulu leur donner. D’un autre côté, elles ne nous apportent encore aucun éclaircissement sur la formation des types d'organisation, puisqu'elles ne concernent que des catégories inférieures de la systématique.

Bien avant la théorie des mutations, un embryologiste célèbre, KoELLIKER, a cependant envisagé la possibilité de changements assez considérables pour conduire d’une classe à une autre. Il imaginait qu’un embryon d’Amphibien, par exemple, aurait pu se transformer dans l'œuf, au cours du développement, en un embryon de Reptile. C’est ce qu'il a appelé l’hétérogenèse. A première vue un tel changement ne parait pas impossible et il semble qu’un accroissement plus précoce et plus puissant de l’épisome, entrainant l’enroulement de l'embryon et la formation d’une courbure nuchale, si importante dans l’atrophie des arcs viscéraux et dans la genèse du cou, pourrait être le primum movens de cette transformation. Mais à la réflexion ildevient évident que pour que de tels changements puissent se produire, ilaurait fallu suspendre la grande loi biologique de l’hérédité, fondée sur une observation séculaire, COrroborée, depuis près d’un demi-siècle, par des expériences innombrables et très démonstratives. Toutes ces expériences ont abouti à montrer l'impossibilité de modifier le développement de l'embryon de manière à donner une forme nouvelle, Quelle que soit l’idée que l’on professe au sujet de l’hérédité, 1l reste un fait certain : c’est qu’un être n’engendre jamais que des êtres lui ressemblant de très près, ou, si l’on veut, appartenant au même type formel. Les écarts entre descendants et parents sont certainement possibles, les observations anciennes recueillies par

Is. GEOFFROY-SAINT-HILAIRE et les cas de mutation rapportés plus haut montrent que ces écarts peuvent être de la valeur d’un genre, peut être d’une famille au sens restreint de ce terme, ils n’atteignent sûrement pas la valeur de la distance qui sépare deux types d’organisation comme deux ordres, même voisins.

Admettons cependant que des mutations considérables, comme celles qu'il aurait fallu à l’origine des ordres, aient pu se produire à certains moments de l’histoire du globe, par exemple à ces époques où l’on voit une classe, à peine représentée jusque-là par quelques rares formes, s'épanouir en une floraison rapide de types divers. Nous serions cependant bien loin, avec elles, du transformisme classique.

Celui-ci n’était pas seulement l'affirmation de transformations indéfinies, mais l’explication scientifique de ces transformations. C'était une théorie en apparence bien fondée, et qui donnait un déterminisme précis pour les transformations invoquées. Il n’en est pas de même avec les mutations, et rien n’explique leur apparition soudaine ni leur appropriation remarquable aux conditions du milieu, à moins de voir en elles le résultat de l’action d’une force intérieure des organismes, capable de pressentir les besoins nouveaux auxquels ils vont avoir à faire face et d’y répondre par des arrangements convenables. Les formes nouvelles dont la paléontologie nous montre tant d’exemples ne sont en effet ni des productions hétéroclites, ni des mosaïques baroques de caractères juxtaposés sans ordre, mais des mécanismes parfaitement coordonnés et équilibrés. Ceux-ci s’expliquaient aisément lorsqu'on pouvait les considérer comme obtenus lentement, graduellement par l'effet de l’usage et de la sélection naturelle qui régularisait les résultats partiels obtenus et les dirigeait sans cesse dans un sens défini, par une adaptation de plus en plus parfaite à cet usage nouveau. Mais attribuer des propriétés aussi merveilleuses à des mutations soudaines qui, d'emblée, sans le frottement de parties plus ou moins bien adaptées à leur rôle, sans la transmission régulière des propriétés acquises, arriveraient cependant à des résultats aussi parfaits, est évidemment impossible.

* Il n’en serait plus de même si, à l'exemple de certains auteurs, on rattachaït le développement des êtres vivants à l’action d’une psyché formative expliquant la façon logique dont les organes se développent dans toutes les espèces, la nature raisonnable de leur constitution et de leurs fonctions, la façon judicieuse dont s’accomplit le développement qui varie selon les exigences imposées par le milieu, comme l’a indiqué pour le système nerveux C. U. Arrens KappErs, (1920). Une telle manière de voir, qui ne s’oppose point d’ailleurs à un certain monisme, n’a évidemment aucun rapport avec le transformisme, bien qu’elle

ne soit point entièrement étrangère à la pensée de Lamarck, dont la conception de la vie et de l’évolution est si profondément psychologique, comme l’a fait remarquer E.-S. RussELL dans son livre si suggestif et si rempli d'intérêt (1916, p. 219). Mais malgré ce rapprochement avec certaines des idées, assez confuses d’ailleurs, de l’auteur de la philosophie zoologique, ces considérations sont trop suspectes de vitalisme pour n'être pas énergiquement repoussées par les transformistes mécanistes de l’heure actuelle, et c’est pour cela qu’il faut très soigneusement distinguer la théorie des mutations de celle du transformisme. Aussi, bien que les partisans de cette dernière doctrine n'aient jamais négligé d'enregistrer au profit de leur thèse même les adhésions à un développement évolutif qui se réclamaient cependant de doctrines philosophiques tout à fait opposées, il paraît utile de bien distinguer les choses et d’insister sur l’inconvénient de réunir sous un même vocable des conceptions qui s’excluent en réalité. Pour cela nous essalerons d’abord de préciser, autant que possible, la valeur qu'il convient d’attacher à l’idée d'évolution. Nous verrons ensuite si les faits permettent d'admettre cette dernière, dans le sens du moins que lui a donné le transformisme classique et mécaniste.

Si les doctrines transformistes ont beaucoup contribué à répandre l’idée d'évolution qui a littéralement envahi tous les domaines de l’activité humaine, il faut reconnaître qu’en retour la connaissance du développement historique de l'humanité est pour beaucoup dans l’ensoûment du public cultivé pour le transformisme. L'évolution des sociétés humaines, des mœurs, des arts, des industries, est si évidente qu’elle a invinciblement accoutumé les esprits à l’idée de la possibilité de changements pour ainsi dire illimités. Mais cette évolution n’est pas absolument comparable à l’évolution des êtres organisés. Reposant sur la tradition, sur la transmission parfaite «les acquisitions antérieures, faites dans l’ordre théorique aussi bien que dans l’ordre pratique, l’évolution sociale ne postule pas nécessairement une évolution organique parallèle de l'Homme. Rien ne prouve que les cerveaux humains se soient modifiés en même temps que se perfectionnaient les sciences et les arts. La grande capacité cranienne des premiers Hommes fossiles, le précoce développement d’un art très pur dès l’époque paléolithique, le magnifique développement intellectuel des philosophes grecs, réalisé cependant dans des conditions bien inférieures à celles dans lesquelles s’effectuerait le développement cérébral depuis des siècles, portent à croire qu’aussi bien au point de vue de la masse qu’à celui de la puissance le cerveau de nos ancêtres n'avait rien à envier au nôtre. Mais celui-ci à l'avantage de se servir d’instruments

de plus en plus parfaits; il peut done produire avec les mêmes moyens des résultats de plus en plus importants. Ce n’est pas tant l'Homme qui évolue, mais son héritage qui s’accroit sans cesse.

Cependant la puissance de cette évolution ne doit pas nous faire illusion sur la grandeur réelle de l’évolution organique, ni sur son développément régulier, graduel et continu. Le concept d'évolution qui est si clair et si légitime lorsqu'il s’agit du développement historique de l'Homme le devient bien moins lorsqu'on passe à l’évolution du monde organisé. Dans celui-ci, én effet, l’évolution ne repose pas sur le développement continu et régulier de formes de plus en plus compliquées. Les premiers Reptiles ne sont pas les descendants des Amphibiens compliqués qui existaient avant eux, pas plus que les Mammifères tertiaires ne le sont des Dinosauriens ou des hauts Reptiles du secondaire. Et il en est ainsi pour le développement des organes. Comme l’a indiqué KLEINENBERG il y a longtemps (voy. Morphologie des Vertébrés, p. 700), le développement organique s'effectue bien plus souvent par substitution d’organes nouveaux aux anciens organes devenus insuffisants, que par une complication ou un différenciation nouvelle de ces derniers. Il en est de même pour le développement phylétique. Ce n’est point une même vague de vie qui s’est continuée à travers les âges géologiques, acquérant à chacun d’eux une force et des propriétés nouvelles, mais bien une série de vagues différentes, parties de divers points, qui ont présenté chacune une puissance et une complexité très variables et se sont brisées ou épuisées à différents niveaux.

Une vue d’ensemble de tous ces mouvements donne bien l’impression du développement régulier de certaines fonctions. Aïnsi la mobilité et l'intelligence ont pris une place de plus en plus importante dans la vie (GauprY, 1896), et les facultés psychiques, intellectuelles, artistiques, affectives, sont arrivées avec l'Homme à ur développement extraordinaire (Houssay, 1920). Mais le plus souvent les étapes d’un développement quelconque ne se trouvent point réunies dans une même série établie sur de solides bases anatomiques, zoologiques et paléontologiques. Elles sont au contraire disséminées dans des séries plus ou moins voisines les unes des autres, parfois même très différentes, où notre pensée va les chercher pour en faire la synthèse. Les séries anatomiques même bien construites ne sont pas forcément généalogiques, comme le prouvent celles qu’avaient dressées, pour les Carnivores, DE BLAIN VILLE et CuviER (p. 648 et 650). D’un autre côté les séries phylétiques des paléontologistes, auxquellés on peut accorder une certaine confiance au point de vue généalogique, sont courtes et limitées à

un petit nombre de formes voisines, ou, si elles sont longues comme celles des Équidés, elles comprennént exclusivement des représentants d’un type formel si parfaitement déterminé et si séparé des autres, qu'il est désormais pour ainsi dire soustrait au développement général. De toute façon l’idée de développement graduel et continu est insoutenable, et son caractère purement subjectif apparaît de plus en plus. Mais ce n’est pas tout. Faute d’une échelle soigneusement étudiée, on s’est beaucoup exagéré l’étendue des transformations possibles et l’on a perdu de vue les bornes que la nature leur a posées elle-même.

L'évolution organique est pour ainsi dire nulle dans un embranchement ou dans une classe, tant les divers appareils sont strictement liés à l’architectuze générale et à la constitution histologique et humorale de ces types d'organisation. Sans doute il est facile d'imaginer une hiérarchie entre les différents représentants d’une même classe, mais il serait absolument erroné de penser qu’elle ait le moindre rapport avec leur âge géologique relatif et leur situation dans les cadres de la classification, c’est-à-dire qu’elle témoigne de leur descendance régulière. Les Lézards sont incontestablement moins parfaits, plus primitifs suivant l'interprétation commune, que les Dinosauriens, cependant ils ont apparu après eux et leur ont survécu longtemps sans se développer davantage. On à montré page 625 qu’un Monotrème était aussi parfaitement Mammifère qu’un Homme et le magnifique développement cérébral de ce dernier ne le fait pas sortir de cette classe. C’est dire suffisamment la différence qu’il y a entre le développement spécial d’un système organique considéré à part et le changement du type d’organisation, qui serait tout autre chose et exigerait un remaniement de tout l’ensemble. :

On admet souvent que les êtres vivants ont subi des changements très importants, qu'ils ont accompli une évolution considérable depuis leur première apparition jusqu’à nos jours. Ce serait vrai si l’on pouvait réellement suivre les embranchements depuis une forme très simple voisine d’une gastrula, comme l’enseigne le transformisme. Mais on a déjà vu à maintes reprises que c’était là une pure hypothèse. En réalité les embranchements montrent dès leurs premiers représentants tous leurs caractères essentiels, et les modifications qu’ils subissent sont infiniment peu de chose à côté de celles qu’il leur aurait fallu réaliser pour passer de la forme gastruléenne ancestrale aux premiers types formels sous lesquels on peut les reconnaître. Les modifications apportées au type Poisson, par exemple, depuis sa première apparition sont, relativement à l’organisation et à la structure interne, à peine appréciables. Les représentants actuels de ce groupe ne sont pas plus richement développés,

c’est-à-dire munis d'appareils plus compliqués, doués d’une plus grande puissance, que les anciens Crossoptérygiens, Plagiostomes, Dipneustes ou Arthrodères. Il en est exactement de même pour les Reptiles, et,

sauf pour ce qui regarde l’intelhgencè, pour les Mammifères actuels com- __ parés à ceux de la fin de l’Éocène. Il y a donc beaucoup moins évolution qu’on n'est porté à le croire, et le mot diversification peindrait certamne- . ment mieux les choses, parce qu'il ne conduirait pas forcément à l’idée de la nécessité absolue de changements constants et d’une importance en quelque sorte illimitée pourvu que le temps leur soit accordé.

En réalité si l’on tient compte, comme on le doit, des types formels plutôt que de leurs variations secondaires constituant les espèces infiniment trop multipliées par les systématistes, les êtres vivants se montrent comme des formes organiques durables, dont beaucoup ont une existence presque aussi longue que la période de floraison de la classe à laquelle elles appartiennent. Que l’on se rappelle à ce propos la formation précoce des divers ordres de Mammifères dans l’Éocène et le fait qu’à partir de l’Oligocène il n’apparaît plus d'ordres nouveaux, mais seulement des familles (OsBorn, 1910, p. 178).

Il y a donc, dans l’appréciation de l’évolution réellement effectuée, une imprécision très grande et une surestimation de sa valeur, résultant de l’idée, très anthropomorphique, que les commencements de toute chose sont toujours très humbles et peuvent conduire cependant à des résultats très compliqués et très élevés. Encore une fois ce n’est pas le tableau que nous présente la nature. On ne voit point dans les âges géologiques une multiplication graduelle et lente des types d'organisation. On ne trouve pas tout d’abord des êtres unicellulaires, puis des colonies cellulaires simples, ensuite des Cœlentérés, ete. Au contraire L. AGassrz a fait remarquer depuis longtemps (1859) que dès les premiers fossiles connus on trouve côte à côte des représentants de tous les embranchements, sauf des Vertébrés, ce qui semble prouver que le monde vivant a été, dès son origine, composé de types divers, parfaitement distincts les uns des autres, se partageant les fonctions et les places disponibles à la surface du globe.

Frappés de cette contradiction si flagrante entre les résultats de l’observation paléontologique et ceux que l’on devrait rencontrer si le transformisme était vrai, plusieurs biologistes ont prétendu que les principales étapes de l’évolution s'étaient effectuées bien avant l’époque cambrienne, dans-les couches aujourd’hui transformées par le métamorphisme, et que la paléontologie ne nous montrait que les dernières manifestations, très réduites, d’un processus ayant déjà épuisé la plus grande partie de son pouvoir. L'importance du métamorphisme

n’est pas niable, pas plus que celle des lacunes des archives géologiques. Mais comme l’a remarqué DEPÉRET (1907), on a évidemment abusé de ces dernières. De plus, l’évolution des Vertébrés s’est faite pour ainsi dire sous nos yeux, puisqu'elle commence après les premières couches fossilifères. Or tout ce que nous en savons — et c’est beaucoup pour les groupes supérieurs au moins — confirme absolument les vues rapportées ci-dessus. Cette évolution n’a pas commencé par des formes vraiment simples pour passer à de plus compliquées; les types d’organisation qu’elle comporte se sont toujours montrés d’emblée avec leurs caractères essentiels. L'évolution réelle, géologiquement constatée entre le premier et le dernier représentant d’un type d'organisation, est donc en somme peu de chose et ne permet point de croire à la toutepuissance des transformations. |

Une autre illusion transformiste réside dans l’idée singulière que l’on se fait de l'adaptation et de son pouvoir. Il faudrait d’abord distinguer l'adaptation de l’adaptabilité. L'adaptation c’est l’accord entre la forme et la fonction, entre l'être et le milieu ou les circonstances dans lesquels il doit vivre. Cet accord est parfois admirablement réalisé jusque dans les moindres détails. D’autres fois il est moins parfait, mais il existe toujours dans une certaine mesure, sans quoi un être ne saurait exister. C’est là une constatation élémentaire qui aurait dû faire réfléchir à la différence que l’on devrait faire entre l’adaptation et l’adaptabilité. En effet si l'adaptation existe, rien ne prouve qu’elle se soit réalisée peu à peu par la mise en jeu de l’adaptabilité. Au contraire, tout être que nous voyons apparaître pour la première fois dans une couche géologique est déjà adapté puisqu'il appartient toujours à un type formel précis et qui dure. Son adaptation peut être générale ou particulière, elle n’en existe pas moins, toujours suffisante pour permettre son existence et le maintien de celle-ci. Elle pourrait souvent être un peu différente de ce qu’elle est et l’être y gagnerait beaucoup, mais elle ne paraît pas cependant se modifier pour obtenir cet avantage. Les bras trop courts des Phoques les servent très mal pour leur permettre de se hisser rapidement sur les glaçons et d'échapper ainsi aux poursuites de leur redoutable ennemi, l’Orque. Il y aurait tout avantage à ce qu’ils fussent plus longs et moins empêtrés, mais cependant les efforts qu'ils font depuis bien des générations pour remplir cette fonction n’ont changé ni leurs proportions ni leur mobilité.

Il ne serait pas difficile de citer d’autres exemples d'adaptation imparfaite, contredisant par conséquent l’idée courante d’adaptabilité. D'ailleurs toute une école s'efforce actuellement de prouver que les adaptations ne sont point ce que l’on a dit, qu’elles sont sou-

vent imaginaires. [l faut éviter de tomber dans l’une comme dans l’autre de ces exagérations. L'adaptation existe, tout animal possède en naissant les organes et les instincts qu'il lui faut pour vivre, et, utilisant les uns et les autres conformément à leur nature, il s’en sert efficacement, sans tâtonner et sans les essayer à d’autres emplois. Un herbivore ne tente pas de se nourrir de chair, ni un carnivore de matières végétales, et tous les deux meurent de faim devant des aliments inaccoutumés, qui, ingérés, pourraint cependant soutenir momentanément leur existence. Tous les êtres vivants, à quelque groupe qu’ils appartiennent, ont une destinée réglée par leur organisation et à laquelle ils ne peuvent se soustraire. Les changements susceptibles d’y être apportés sont restreints et limités par leur nature même.

Ceci n’est point un retour à l’idée de la fixité des espèces qui n’est plus soutenable, L'espèce ne peut plus être considérée comme une forme nécessaire, irrévocablement maintenue avec le même aspect, contre les effets des actions extérieures. Il n’est aucun corps à la surface du globe qui jouisse d’une semblable immunité vis-à-vis de ces dernières. L'erreur est d’avoir pensé que les actions capables de modifier des détails de la forme l’étaient aussi de changer l’organisation et de conduire ainsi à la formation de types nouveaux aux dépens de types plus anciens. Rien ne permet d’accorder aux milieux un semblable pouvoir. Dans lintérieur d’un type formel de nombreuses modifications sont possibles, et c’est là ce qui donne naissance à ces multitudes d’espèces ou de genres que l'on rencontre dans certains ordres. Mais de semblables transformations ne se produisent pas nécessairement et toujours. Il est des types qui ne se prêtent pas à cette diversification (voy. p. 663) et cela suffit pour montrer l'importance de la constitution organique et son indépendance vis-à-vis des actions extérieures exercées sur elle. Cette indépendance n’est pas absolue, il s’en faut de beaucoup, mais elle existe puisqu'elle s'oppose à des modifications qui s’exercent aisément dans d’autres cas et 1l faut en tenir compte.

Cependant, même dans des types bien différenciés, des modifications organiques ou psychiques sont possibles. Les recherches récentes ont montré que les habitudes des Insectes, par exemple, n’avaient pas cette immuabilité absolue que l’on avait imaginée tout d’abord. E.-L. Bou- VIER (1921) pense que les instincts n’ont pas apparu tels quels, n’offrent pas cet automatisme que l’on croit, mais sont perfectibles et évoluent. Mais, ajoute-t-il, les actes intelligents n’interviennent que peu dans l’activité des Insectes, celle-ci est basée presque exclusivement sur l’automatisme qui en règle le détail et en assure l’agencement. Les industries sont réglées par l'instinct, l’intelligence n'intervient que pour parer à

l'imprévu, elle est en quelque sorte un accident dans la vie de l’Insecte. C’est définir très justement, semble-t-il, la part de l’adaptabilité. Ces modifications des habitudes comme celles de la forme ne sont que des accidents apportés au type formel. Celui-ci a apparu avec un certain degré d'adaptation organique et psychique aux conditions dans lesquelles il était placé et qui suffit la plupart du temps. Mais il peut survenir des difficultés qui réclament un effort nouveau, et cet effort s’accompagnera forcément de quelques changements de lêtre, qui en favoriseront l’accomplissement.

De semblables changements sont indubitables, mais on n'a pas pu malheureusement mesurer exactement l’étendue des changements possibles, et c’est ce qui a ouvert la porte aux interprétations les plus hardies et les plus erronées. La formule célèbre « la fonction crée l’organe » est une de celles-là. Comme on ne peut concevoir une fonction sans un organe pour l’exécuter, il est clair que la fonction ne peut créer l'organe. Organe et fonction apparaissent simultanément. Ils sont l’un et l’autre dans des rapports déterminés et précis. Ces rapports peuvent évidemment changer de valeur soit dans le cours de la vie, soit au moment d’une génération nouvelle, mais ils ne peuvent le faire que d’une manière peu marquée, en réalisant quelque degré en plus ou en moins : ils ne peuvent présenter des modifications telles qu’elles exigeraient une constitution tout autre. D’une manière générale on ne s’est pas assez préoccupé des possibilités ou des impossibilités de certaines transformations. C’est pour cela que l’on voit imaginer tant de développements absolument irréalisables. Lorsque Houssay (1911) par exemple essaye de faire sortir un Poisson primitif d’une Planaire en imaginant que celle-ci, s’efforçant de nager en pleine eau avec une certaine vitesse, arriverait à prendre la forme d’un ovoïde à gros bout antérieur muni de lames appendiculaires disposées comme les nageoires primitives des Poissons, il oublie que cet animal n’est point comparable au petit sac de baudruche contenant de la vaseline, employé dans ses expériences et qui, tiré dans un bac rempli d’eau, prenait cette forme. D'abord la Planaire ne nage guère en pleine eau, elle rampe à la surface en s’appuyant sur la couche limite du liquide ou sur le fond et sur les corps immergés. Les trajets qu’elle effectue au milieu du liquide sont insigni- fiants, peut-être même nuls, car, pour regagner le fond après avoir nagé à la surface, elle se laisse le plus souvent tomber en se contractant cn boule, si elle ne trouve pas de plantes ou d’autres corps pouvant lui servir de chemin de retour. Elle n’a en effet comme organes moteurs que des cils vibratiles. 11 faudrait pour la faire progresser à la vitesse nécessaire pour engendrer les plis latéraux, origine des nageoires, une force

assez considérable, représentée dans les expériences d’Houssay par les poids tirant sur le fil auquel ses modèles étaient attachés. En outre la Planaire n’est pas un corps homogène comme les modèles étudiés ; elle comprend des tissus divers, des organes qui ont une consistance différente et qui auraient opposé à ces déformations des résistances variables dont on ne peut prévoir les conséquences.

L’adaptabilité, dont on a joué sans mesure, a besoin avant tout d’être vérifiée, et l’expérience commune lui est peu favorable, comme le montrent chaque jour les difficultés d’un réel acclimatement. D'ailleurs la notion de l’insuffisance de l’adaptabilité prend de plus en plus pied en Zoologie. Elle a conduit à l’idée de la préadaptation bien développée par CuÉnor. Cet auteur fait remarquer (1921, p. 450-51), que les espèces ‘qui peuplent les places vides de la nature n’auraient pas pu le faire si elles n’avaient pas été d’abord adaptées aux conditions de celles-ci. Seule cette adaptation préalable leur a permis de passer à travers les mailles du filtre qui arrête toutes celles qui ne la possèdent pas. Il n’y a pas de lien causal entre l’adaptation suffisante à un milieu et les conditions de ce milieu dit Cuénor. Cette affirmation me semble être la condamnation sans appel du principe même du transformisme, bien que l’auteur se réclamé encore de ce dernier. En tous cas, pour lui, les formes animales se présentent avec une organisation et une forme qui leur permettent de vivre dans des conditions déterminées ; si ces conditions se rencontrent sur leur chemin, elles peuvent vivre et prospérer, dans le cas contraire elles sont destinées à périr.

Les préadaptations se font dans la période embryonnaire, et l’ontogenèse de chaque être n’est que la préadaptation à un fonctionnement particulier d’un type général d’organisation tel qu’un ordre. Cette ontogenèse commence toujours, comme on l’a vu, par un modèle très général et non par une forme rappelant une autre forme plus simple ayant vécu antérieurement. En effet les premiers stades de l'embryon (stades cellulaire, morulaire, gastrulaire) n’ont: qu’une signification biologique générale, ils sont en rapport avec la loi de constitution cellulaire des corps vivants et pas du tout avec des ancêtres déterminés. Au contraire les premières traces de la formation du corps de l’adulte dans cet embryon révèlent un plan morphologique qui, par le développement différent des mêmes ébauches, va se diversifiant en types d’organisation subordonnés les uns aux autres, mais qui restent toujours généraux jusqu’au moment où, dans le plus spécialisé d’entre eux, l’ordre, la forme spécifique s'établit d'emblée avec ses caractères de forme parfaitement reconnaissables et sans passer par des formes préalables répondant à aucun type formel différent. Juqu’au moment où l'embryon

prend ses caractères spécifiques, il est resté dans des conditions purement générales, comme le disait VON BAER, et la méconnaissance de cette loi a été la cause de nombreuses confusions.

Parmi les notions courantes mal définies.qui ont beaucoup contribué à faire adopter les doctrines transformistes, il faut citer celle de l’action transformatrice de l’hérédité, conservant les moindres modifications produites au cours de la vie pour les additionner peu à peu et faire apparaître ainsi des formes nouvelles. Il a été répondu page 557 à cette fausse conception et nous n’y reviendrons pas. Rappelons seulement que l’observation des familles nombreuses a suffisamment montré les différences profondes qui séparent les uns des autres ou de leurs propres parents, aussi bien au point de vue somatique qu’au point de vue psychique, les enfants d’un même couple. Enfin les déboires résultant d’une confiance aveugle dans la transmission fidèle des qualités d’un reproducteur à ses descendants ont fait ressortir l’imprudence qu'il y aurait à accepter sans critique les données de D'ARWIN sur ce sujet. |

D'un autre côté, il est un fait singulier qui à peu attiré l’attention et qui pourtant aurait bien dû éveiller des doutes sur la validité de linterprétation transformiste de la genèse du monde vivant. C’est que la sériation continue des êtres, en partant de formes très simples pour arriver aux plus compliquées, a pu être fondée sur l’observation du monde actuel, c’est-à-dire sur des formes profondément évoluées si le transformisme est vrai (1). Comment peut-on admettre que dans la phase terminale d’un développement si prolongé se retrouvent encore l'EPTÈ» sentés tous les stades par lesquels il a dû passer ? N'est-ce pas la preuve qu'il se cache sous cette apparence quelque méprise du genre de celle qui persiste à chercher entre diverses espèces actuelles des formes de transitions inadmissibles généalogiquement ?

Sans doute se référant aux idées d'ERLSBERG et de NAEGELI, d’après lesquelles du plasma primordial se forme à toutes les époques, on pourrait répondre que les animaux inférieurs actuels ne sont point les descendants des protistes primaires, mais résultent au contraire d’une évolution récente, tandis que les descendants des plus anciens Invertébrés sont représentés aujourd’hui par les formes les plus évoluées des Vertébrés. Mais ce n’est encore là qu’une hypothèse pour essayer d'expliquer la troublante constatation de l'existence simultanée à l'heure présente, de toutes les phases essentielles de l’évolution, et cette hypothèse complique plus qu’elle ne facilite le problème de la formation des êtres vivants et des rapports qu'ils présentent entre eux, car il res-

(1) Cette reconstitution de l’évolution avec des fragments de l’évolué, a été signalée par H. Bercson. (L'Évolution créatrice 1907, p. 393) à propos de l’évolutionnisme de H.SPENCER.

terait à expliquer comment ces évolutions, séparées par des intervalles de temps considérables et accomplies dans des conditions certainement différentes, donneraient cependant des formes assez rapprochées des actuelles pour laisser l’impression d’une série unique et continue.

En réalité nulle part dans l’histoire de la Terre on ne trouve le monde vivant en voie de formation, dans aucun cas on ne peut assister à la formation d’un seul type formel légitimement déterminé. On voit des modalités secondaires de ces types se multiplier après le premier exemplaire connu. Cette multiplication se fait sans doute sous l'influence des circonstances, mais ces formes ne se différencient jamais jusqu’à constituer un type nouveau. Toute faune, si ancienne qu’elle soit, contient des types divers, de complication très inégale, qui jouent dans l’ensemble des rôles très différents et, pour certains au moins, complémentaires les uns des autres. De même toutes les flores renferment des végétaux de puissance variée,. d’humbles plantes comme des grands arbres à longue durée. Les éléments des faunes et des flores anciennes n’étaient pas les mêmes qu’aujourd’hui, ils étaient certainement plus simples et peuvent être considérés théoriquement comme des formes primitives. par rapport aux êtres actuels. Mais, envisagés en eux-mêmes, en rapport avec les autres êtres vivants de la même époque et dans les circonstances où ils ont vécu, ils répondent à tout autre chose qu’à la simple idée théorique de prédécesseurs nécessaires des formes récentes, et rien ne. prouve qu'ils leur aient donné naissance.

. On a interprété dans le sens d’une formation graduelle la gradation que l’on peut toujours établir entre les formes multiples d'organes remplissant des fonctions analogues, et l’on en a fait une doctrine qui, à peine édifiée, a commencé à crouler dès que des paléontologistes comme ZitreL ont montré les différences profondes existant entre les données de l’observation paléontologique et ce que l’on aurait dû rencontrer si le transformisme avait été la loi de la formation des êtres.

Depuis ce moment les critiques du transformisme se sont multipliées au point qu’il serait impossible même de les énumérer simplement 1c1. Nous nous contenterons pour en donner une idée de renvoyer aux brefs résumés de DrAMARE (1912) et de Carazzi (1920).

Toutes ces critiques ont-passé par dessus la tête du public cultivé, qui, émerveillé par toutes les « adaptations » inattendues réalisées au cours de la grande guerre, est plus que jamais convaincu de la toute puissance du transformisme. Les gens du métier sont plus sceptiques et surtout plus réservés dans les applications de la théorie. Cependant, sans parler de ceux pour qui le transformisme est presque « tabou », la grande majorité regarde encore cette théorie comme la seule accep-

table « parce que sans elle il est impossible de comprendre l'apparition des formes successives prouvée par la paléontologie, et que seule elle satisfait l'esprit ».

Mais si l’on montre, comme nous avons essayé de le faire, que «l’évolution » ne s’est jamais réalisée comme elle l’aurait dû d’après la théorie, que les preuves embryologiques, anatomiques, systématiques, invoquées en faveur de celle-ci n’ont pas la valeur qu’on leur a attribuée, qu’elles reposent sur des confusions dérivant toutes plus ou moins directement de l’idée anthropomorphique d’une échelle animale, que les transformations postulées sont absolument impossibles dans les conditions eë avec le déterminisme qu’on a prétendu, il faudra bien reconnaître que nous ne savons rien sur l’origine de la vie ni sur celle des êtres vivants. Cette constatation sera moins pénible si nous réfléchissons que nous n’en savons pas beaucoup plus sur celle des corps bruts, et cette réflexion fera mieux comprendre encore l’immense illusion qui à présidé à l’édification des théories transformistes.

La science ne possède pas encore la clef des énigmes de l'Univers, quoi qu’on ait pensé HAECkEL. C’est pourquoi, au lieu de se laisser entraîner par l’engoûment général, si mal étayé sur un anthropomorphisme grossier et sur une science insuffisante, 1l faut s’adonner résolument à une observation de plus en plus pénétrante et aiguë. Il faut édifier une anatomie très exacte, tenant compte de tout et non seulement de ce qui vient à l’appui d’une explication préconçue, mesurant les différences des types d'organisation d’après l’ensemble de l’organisme, la disposition et la constitution des régions, la distribution de la cavité viscérale et la structure histologique, et non d’après quelques caractères nus (voy. p. 659). Il faut chercher à comprendre les multiples conditions auxquelles répondent les organes et ne pas s’en laisser imposer par de simples convergences. À ce prix la Morphologie que l’on prétend-épuisée, parce qu’elle a été imprudemment détournée de sa voie pour la faire servir à l'illustration d’une conception prématurée, retrouvera une vitalité nouvelle, riche en promesses de fruits savoureux.

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TABLE ALPHABÉTIQUE

Acanthias (embryon, arcs branchiaux).

Acétabulaire (os)

WEST er, s ren Ln" 20D1 © L'er5:e

Acétabulum : (déf.). . . . : . . . .

— CITANT MORE — Chiroptères . . . . . .

— Crocodiliens . . . . . .

— Dinosauriens . . . . . .

— Mammifères (généralités).

— Monotrèmes . . . . . .

— PHÉDAUX mu race ne — Ptérosauriens 2: 0e — ADMET AS — MINS tr eur:

— Tortues terrestres. . . .

— Hrodtles ses Acromion ER A AA. ET:

Acropode(déf.). .-... .. . AE 2e AUAMARRIONE ane Le le os vs ACAAEADHIECS 1 5e me -e ce Adaptative (Radiation) . . . . . . .

Aériens (Sacs des Oiseaux). . . . 158, Agneau (doigts et sabots) . . . . . .

Aile des Chiroptères . . . . . . . .

Oiseaux (Squelette de l). . .

— (Muscles de la racine del’).

— (Muscles de l’avant-bras et

dola main). 222% #0 — (Régression de l”). . . .

— — — (Griffes del). . . . . .

PR Tue ue a je: 2 ds

Alligator sclerops (acétabulum). . . .

— (vertèbres cervicales et

ceinture pectorale)}. .

Moss cubital (dé. .). 2,0 cubito-métacarpien pédieaidét SE ET LS 7, 1, poplité zono-stylique (déf.) du membre ant.

EL COINS tr SEINS

de l'Homme

Pages.

Pages.

Angles et muscles du membre ant.

des Maniniféres ii, 0 SN 321 Angles et muscles du membre post.

des-Mammifères +. 7. : . . :. 325 Anomalies sériales (de Blainville). . . 648 Aplomb du cheval (Bourgelat . . . . 527 Apophyse coracoïde . . , : . . . . 282 Appareil cireulatoire . . . . . . . . 595 Apteryx australis (bassin) . . . . . . 139 2, Owen {aile} 7 222 Arcade crurale : Mammifères. . . . . 274 U — CT RER NE A AE 173 — ITS MAUTIONS 5e #2 71 — Lee 27 COTÉES SEE RTL 28 Arcade uro-génitale et accouchement. 265 — SAR IOpRaN te ee ue 2b1 — RL UIOTDIE PAU an as 256 — Eur EL ONE ETS ER 255 Archæopteryx . . . . . . . 293, 586, 592 Ares aortiques (Transformation des)550, 604 Arcs branchiaux de l’Amphioxus et des MerTOPTÉS nn TR PNR Se 544 Ares branchiaux (Développement des). 546 Articülation de la hanche : Oiseaux. . 201 — Mammifères 202, 243 Articulations (Développement des) . . 447 Hutapodei(dét.) er stebe NT 3 — (Développement del). . . 433 Axe bicondylien . . . . . . . . . . 5 LR ndlr > D a jaque . + ss. + + + + «ee 239 AT AID ACTA AU me et eue 239 Axolotl (Bassin d’) . . . . + . + « : 23 — (membre antérieur) . . : . . 50 — (muscles du bassin) . . . : . 32 — (région branchiale). . . . . . 45 — (région pelvienne) . . . . . . 28 B Balæna mysticetus (sternum). . . . . 275 — — (squelette) . . . . 378

— — (région pelvienne) . 386

(1) Cette table est surtout destinée aux objets particuliers, aux organes ou aux espèces indiqués et figurés dans ce livre. Pour les titres généraux et les divisions principales, se reporter à la table des matières ci-après.

Balænoptera museulus — ee Dannode del) A7 77 Pers Bipédie: Dinosauriens . . . . . . . .

— Homme

Dprnel une US AN ENS Te NAT US SMART TS A0 0e ele. Xe

ste es Me % es or er “sie Le

Canard (Développement de la main du) — (Sacs aériens du)

Caractères (Détermination et valeur des) 654

Carpe, (voy. Main).

Cartilage de conjugaison. . . . . . .

Casuarius galeatus (Aïle de). . . . .

Catégories de la Systématique (Caractères généraux des). .:.,,1. 411 .

et signification des)... ,%, 0." Cavité cotyloïde (voy. Acétabulum)

mr giénoide (dét,)isr ue 07.

LES — : Anthropoïdes . . . . .

CÉRACÉS ERNEST Chiroptères Crocodiles

ete, ire. Varfrarde ts

Re ONE LV UN Mont 14 ve Mammifères (généralités) Monotrèmes . . . . . .

Sauriens Urodélests rex Ceintures (Fonctionnement des) . .

Ceratosaurus nasicornis . . . . . . .

Cervus Elaphus (sternum). . . . . .

Chelonia imbricata . . . . . . . . .

CROIENT Le RS GHévaLUDie RER RECRUE Chevreau,avant-bras . . . . . . . .

— — et-Carpé. a Fan — PASSIN er Cie A NOEU 4 rs proximum zeugopod. .

tarse CHiroptèress,. LUN PRE — et animaux à parachute. .

— formes intermédiaires . . .

Chiroptérygium (Squelette du). . . .

Circuits bronchiques (Oiseaux) . . . .

Cistudo lutaria C'aSsos RE DR REC SEL Clavicule : Chiroptères. . . . . . . .

— Mammifères

ae ARTS C6 sim STE re ie te

nn "e# at mel on.e € Use

TABLE ALPHABÉTIQUE

Pages.

Pages.

Clavicule : Monotrèmes . . . . . . . 293.

ST UISOAUX A0 ar a D LR 177 D PR NAUTIONST RE EL dE, 82 A LT RE CT SRE 296.

CoDAveitemDEyon) 52.0 hs, 0 432

— symphyse pubienne et partur. 264

Cœlome (Rapports avec la ceinture | pect.) : Amphibiens. 53 — — — Crocodiles. . . . 112 Es — — Mammifères 290, 293 Le — nr DISCAUX Ye re 188:

x — +. POISSONS AE 530 — — LS SAUTIÈNS- Les 7

— (Rap: avec ceint. pelv.) : Amphibiens. 38

— —- — Crocodiles. . 112 — — — Mammifères . . 266 — — — “Oiseaux. 164 "188 — — — Sauriens. . . , . 15 Coracoïde (plaque coracoïdienne) : Crocodiles 2 7 109 — — — Monotrèmes . . . 292 — — — Oiseaux. . . . . 175 — — — Sauriens. . . . . 19 per na: Urodèlés F0 07002030 — (Question du) chez les Mammi-

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