SCENE
Jour de la rentrée 'des Alliés à Lille, France. Nuit,
La scène représentera l'intérieur d'une maisonnette aux fenêtres' brisées, murs troues par tes obus, meublles cassés, enduits de ipouisoière et pêle-mêle avec des débris de bois et de pierres. La scène sera d'abord obscure et, peu à peu, un rayon de kimiène (pouir figurer un rayon d/e 'lune) g jsisaint par une fenêtre du fond, réipamdera unie pâ'!e c arté. On entendra, comme de très loin, des rumeurs confuses mêlées de cris joyeux, de chants de victoire, de salves d'artillerie. Des feux de Bangale, par moments, figureront de lointaines lueurs de feux de joie ou d'incendie. Une fanfare diis/simulée jouera les airs de "La Marseiillaiisie." et le "O Canada, mon pays, mes amours". Peu à peu les clameurs, les ichants 'lointains .s'évanouiront, ainsi qu les airs de fanfare, pour faire .place à une musique douce et mélancolique, et lointaine aussi. La scène sera déserte. Puis, bientôt, urne ombre humaine se profilera dans la fenêtre par où passe le rayon de lune. Cette ombre humaine sera un so'ldat du 22e canadien-frança:is. Arrêté devant la fenêtre il semblera scruter d'abord lies environs extérieurs, puis il examinera la scène.