LA QUESTION DES ECOLES
Enfin, la situation pénible des catholiques de Winnipeg et de Brandon. obligés de parer un double impôt scolaire, a été
pour certains catholiques au service de }a politique. l’occasion de .
faire Notre procès, comme si nous avions fav orisé davantage, lors du soi-disant règlement final Laurier. Greenw ax en 1896, la Section
française de Ja Population du Manitoba. Ceux qui ont écrit cette
assertion. en Ces derniers temps, connaissent pourtant très bien la situation et ils savent ‘que rien n'est plus faux ! Cépendant ils peuvent tromper Les & nouveaux venus qui sont nombreux dans le pays. etc est ce qui Nous oblige à rétablir les faits tele qu’ils sont. 5 .
Nous devons donc dire d’abord. que Join d’° accepter le soidisant règlement scolaire final de 1896. Nous l'avons dénoncé comme constituant le sacrifice de notre droit éonstitutionnel à des écoles confessionnelles avec Notre part des allocations du Gouvernement et des municipalités. Ï] est de, plus, très certain .que ce règlement donne à tous les éatholiques d'autre langue ‘que l'anglais, le droit de faire enseigher leur langue à ]° école, à
une certaine heure, s'il y 4 le nombre d'élèves requis. Ce droit n'est certainement pas spécial aux catholiques de langue fran-
« . . + . 6 « aise; en quoi donc ceux-ci sont-ils plus favorisés ?
En troisième lieu. si. de fait.-les catholiques de langue francaise peuvent se prévaloir du droit de faire enseigner leur lanyüe. c'est qu'ils sont groupes en pruruisses À da cammpnripne où À Saint-Boniface, dans des municipalités en maJorité catholiques, et où. par conséquent ils peuvent élire des commissaires d'écoles catholiques qui protègent leurs coreligionnäires.
Cela est si vrai que, si des catholiques de langue anglaise étaient organisés en Pdroisses dans une municipalité, comme celle de Saint-Boniface. du de HRitchot. par exeniple, ils pourraient avoir une école avec les allocations scolaires, tout comme à Saint- Boniface où à Kaint-Norbert. . -
Une autre preuve que les catholiques de langue française ne sont pas plus favorisés que les autres, c'est qu'ils sont dans la même situation que ceux de langue anglaise, polonaise, allemande et rutène, à Ninnipeg: et cela parce que les membres de la commission scolaire ou du Bureau des écoles publiques à Winnipeg. ne recgznnaissent pas aux catholiques ie -droit de percevoir leurs taxés scolaires et is invoquent comme preuve, le règlement Laurier-Greenway. Les catholiques de Janyue anglaise ne sont dont pas les seuls ä subir l'injustice, à Winnipeg; les : catholiques de langue allemande, francaise, polonaise et rutbène souffrent encore plus qu'eux parce que, en général. ils sont pauvres ! Fo : '
En outre. chacun sait ]es nombreuses démarches que Nous avons faites Naus-même. qu'un comité de, catholiques’ de langue anglaise a faites, à Notre demande, à Winnipeg. avec le
concours bienveillant du Gouvernement Fédéral et du Gouver- ”:
local du Manitoba pour amener ‘un élus viveruli. °
- La grande objection des opposants. a toujours été la clâusé
J} du’ règlement scolaire de 1896, défendant de séparer les en-
fants selon les dénominations religieuses. + There will be no se- Paration of children by religious denominations. * mots © . . TS . + . # Voilà des faits publics, et ceux qui Nous accusent d'indifférence où de négligence vis-à-vis des catholiques de Winnipeg, de langue anglaise, surtout, niéconnuissent ces faits, et le sentiment
profond que Nous avons toujours eu de Notrd devoir à, leur
‘égard. C’est ce sentiment .qui Nous a porté à protester souvént
contre la fausse assertion que la question des écoles du Manitoba
"était réglée définitivement à la satisfaction de la minorité catho-
lique. Dieu sait que, Nous aurions préféré Nous taire par amour