VLISSINGEN
viusiogm En 1 484, les armateurs de l'Écluse qui avaient construit fortifié. p en{ j ant l'hiver un bon nombre de bâtimens à rames , s'en servirent au printemps pour pénétrer dans les canaux qui séparent les îles et surprirent Vlissingen. Wouter de Domburg, écoutet de la ville, fut massacré dans la grande église où il s'était réfugié, et le pillage dura trois jours. Les Zélandais connurent alors la nécessité de fortifier les ports, et Vlissingen devint la plus forte de leurs places (3).
Lemnius estimait beaucoup les pêcheurs et les pilotes Navifaik». je Vlissingen a : Strenuis piscatoribus , dit-il , atque exercita- « tis naucleris (quos pilotas vocant) referta (4). »
iW.* *u Cette ville nuisit extrêmement à Anvers pendant les trouvvoin&ioo* kj es D' a i, or il elle laissait passer tous les navires qui s'y rendaient, quelque riches qu'ils fussent, et n'en ôtait que l'artillerie et les munitions. Mais voyant qu'il en venait beaucoup d'Espagne , chargés d'épiceries et de réaux, on les arrêta
(i) Reigerobergen , op *i jaar i5o8.
(a) Guicciard. in Zelandiâ.
(3) Reigersbergen , part. II, p. 3n.
(4) Apud Scmer'ium, p. i49-
AUX XV ET XVI SIECLES. ao5
et on disposa de leurs cargaisons (i). Ceux de Vlissingen remportèrent alors de fréquens avantages sur les Espagnols et accrurent leur marine. Guicciardin prétend que Charles- Quint avait recommandé à son fils de garder cette place comme la clef des Pays-Bas.