‹ Mémoire couronné en réponse a cette question proposée par l'Academie Royale de Bruxelles Quel a été l'état de la population, des fabriques et manifactures, et du commerce dans les provinces des PaysBas, pendant les 15me et 16me siècles? Par Fr. baron de ReiffenbergChapitre 8 sur 84 · COURTRAI · texte numérisé non relu

COURTRAI

»™p*- Les premiers draps y furent fabriqués vers 1 268 (3). L'ac- Fopoutioo. croissement de la population paraît assez par la bulle du

(1) Meyer , pp. a84 verso , 297 verso, 347. — March., p. 5a. — Gramay. in Brug. , p. 117. — Sanderiu , pp. aia-i3 , tom. a.

(a) Tom. a , ai.

(3) Sandenu, tom. 3, p. 8.

pape Eugètié, donnée à Florence en i434t et par laquelle le doyen de Bruges fut chargé d'ériger à Courtrai trois paroisses, parce qu'une ne suffisait pas pour a5,ooo personnes. Des pièces authentiques ont prouvé à Sanderus qu'en i464, on y comptait 6000 drapiers - drappans ou tisserans , et que le nombre des maisons était d'environ 3ooo.

Mais cet état prospère ne dura qu'un siècle. En 1487, les Gantois rebelles s'emparèrent de la ville et l'auraient détruite, si elle ne se fût rachetée pour une somme de ia,ooo florins : on y laissa une garnison de 4°° hommes, commandée par quatre chefs gantois. Quelque temps après, ceux de Gand brûlèrent les faubourgs de" Coiirtrai qui tomba dans l'épuisement, ainsi que le déclarent les privilèges de 1496, 98 et 99, où le prince annonce cfuë lés manufactures de toiles fines étant minées, il permet de fabriquer- des étoffes 1 plus communes. Ces statuts reçurent, en i5a5, une extension du conseil qui, en i5a9, pour relever la ville appauvrie par la guerre contre la France , artêta qu'on emploi* rait 1600 livres de gros à acheter des laines anglaises que l'on distribuerait aux artisans. Mais ce n'était là qu'un faible moyen : aussi le prince fut-il obligé d'accorder à la ville de Courtrai la permission d'exploiter un autre geiire d'industrie. Le litige de table que l'on y> travailla, n'a rièn perdu de sa réputation.

Courtrai avait- une foire de huit jours vers Pâques, à laquelle Charles-Quint en ajouta une autre avec quelques pri- Foirf «> tna viléges qui donnèrent une nouvelle vie à cette cité.

Le duc Jean en i4o8 rendit aux manufactures de toiles fines , les privilèges dont un incendie avait consumé les titres en i4oi; ilreconnut aussi que le métier des foulons avait été

affranchi en i348, celui des bouchers en 1877, C^hu des poissonniers à la même époque. Ce prince changea la date de la foire aux chevaux, qui durait trois jours, et avait été octroyée en i365.

Sanderus regarde le règne de Philippe-le-Bon comme le moment de la prospérité de Courtrai (1).

Page 1