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les avertir de ne pas changer la chaire sacrée en tribune politique. Tel n'est n'est point le cas ici, et les quelques écarts qui ont pu se produire ont pu être facilement corrigés par quelques avis particuliers.
Apres avoir muürement réfléchi et prié je suis d'avis 19. Qu'il faut s'en tenir à ce que nous avons dit dans notre lettre, elle est suffisamment claire et explicite pour tout homme de bonne volonté, et les quelques difficultés qu'elle
pourrait présenter à certains esprits, peuvent facilement se lever par une ex-
plication verbale et privée
2°. Que tout commentaire collectif que nous donnerions publiquement ne pourra manquer de soulever des interprétations qui ne feront qu'augmenter le trouble, et par la même atténuer et méme paralyser le bien que cette lettre a déjà fait et qu'elle continue encore à faire :
3°. Que le temps n’est pas encore venu d'en faire nous même l'application directe aux partis, et qu'il en résulterait beaucoup plus de mal que de bien ;
4°. Qu'il faut, par conséquent, suspendre notre jugement public et ofhiciel sur le parti au pouvoir fédéral, ni le condamner ni l'absoudre, mais laisser ce soin à chaque lidele en particulier, à l'aide de la direction que nous lui avons donnée ;
5°. Qu'il ne faut point non plus déclarer que nous n'avons pas eu l'intention de ne condamner qui que ce soit, homme ou parti, mais seulement de proclamer la doctrine et les droits de l'Eglise, la lettre le dit assez par elle-même.
En résumé donc, je suis d'opinion que le silence est le meilleur parti pour
le présent.
Le tout humblement soumis.
Bien cordialement, De Votre (rrandeur.
le tout dévoué et obéissant serviteur.