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30 De là suit une autre obligation pour vous: celle de vous appliquer à connaitre ceux qui briguent vos suffrages. Vous seriez bien imprudents si vous donniez votre voix au premier venu quise présente avec de belles paroles et de grandes promesses, san: vous mettre en peine de sa capacité et surtout de ses principes. Examinez avec soin jusqu’à quel point vous pouvez compter sur chaque Candidat pour la protection de vos intérêts religieux, aussi bien que de vos intérêts temporels. Nous disons vos intéréls religieux, car, N.T. C. F,, si vous avez à cœur votre salut, vous devez tenir compte de ces intérêts religieux dans une circonstance aussi solennelle.
Lorsque les Candidats, ou leurs amis, viendront vous exposer leurs propres principes et combattre ceux de leurs adversaires, écoutez les avec l'attention que mérite l'importance de l'affaire, et avec la politesse que commande la charité chrétienne. Ecoutez les sans prévention et sans parti-pris; soyez disposés à renoncer à votre erreur, dès que vous l'aurez reconnue. Noyez calmes et tranquilles pour juger en connaissance de cause. Il y va de votre honneur et de celui de votre paroisse ; il y va aussi de votre conscience. Dans le doute, consultez quelque personne de confiance.
+ Tout en observant ces règles dictées par la prudence et par l'obéissance, n'oubliez pas, N.T. C. F., de demander à Dieu d'éclairer tous ceux qui preunent part à l'élection, les Candidats, les électeurs, les officiers chargés d'y faire observer les lois. Demandez pour vous-même la grâce de bien connaitre ce que vous avez à faire et d'éviter avec soin tous les dangers que présentent ces temps d’excitation et de trouble. Invitez vos familles à prier afin qu'avec la bénédiction de Dieu, cette élection tourne au plus grand bien spirituel et temporel de notre chère patrie.
Ce serait même une excellente chose si les électeurs, sans distinction de partis politiques, s'entendaient pour faire célébrer une messe solennelle à cette intention. Quoique divisés sur la politique de ce monde, en ce qui touche uniquement aux intérêts temporels, les cœurs vraiment catholiques, parfaitement unis par une même foi en ce qui touche à la religion, ne doivent pas cesser d'être unis par les liens d’une charité sincère; ils doivent pouvoir se rencontrer avec joie, avec confiance, avec cette foi, et cette charité, aux pieds des autels, où Notre Seigneur s'imole pour le salut de tous.