‹ Mémoire de l'évêque des Trois-Rivières sur les difficultés religieuses en Canada [microforme]Chapitre 44 sur 85 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

Pour résumer en peu de mots toute cette instruction, nous vous invitons, N. T. C. F,,à vous conduire durant cette élection avec tant de prudence, de modération, de vérité, de sobriété, de justice et de charité que votre conscience n'ait ensuite rien à vous reprocher, Notre Seigneur nous demande à quoi servira d'uvour gagné

l'univers entier si l'on perd son äme ? (K. Mat. XVI. 28.) À quoi vous servirait, N.T. C. F., d'avoir gagné une élection par des moyens défendus, la fraude, le mensonge, la violence la corruption ? tout péché, dit l'Apotre N. Paul, produit la mort, finis illorum mors.…...la récompense du péché c'est la mort: s/ipendin peccali mors. (Rom. V 21 et 23.)

La fidèle observation des avis que nous venons de vous donner, vous évitera bien des remords, fera le bonheur de vos familles l'honneur de votre paroisse et de votre comté et la prospérité du pays tout entier. Les bonnes élections font les bons membres, les bons députés font les bonnes lois et les bonnes lois font le bonheur d'un peuple.

Sera le présent mandement lu (b) au prone des paroisses où missions, où doit avoir lieu une élection, une première fois lorsqu'il en sera sérieusement question ; une seconde fois le dimanche ou jour de fète d'obligation, qui précédera immédiatement la votation. (rc)

Donné à Québec sous notre seing, le sceau de l'Archidiocese et le contreseing de notre Secrétaire, en la fête de l’Ascension de Notre-Seigneur, le vingtcinquième jour de Mai, mil huit cent soixante-seize.

f E. À. ARCH. DE QUÉBEC.

Par Monseigneur,

C, A. COLLET, lPrRE Secrétaire.

(b) Lentement et sans commentaires aucuns ni avant, ni pendant, ni après la lecture, Ve ultra proce dant (parochi) in cireumstantits consuetis ; et st queæ particuliares aut extraordinariæ oceurrant cireumstantiæ, maxi

me caveant ne quidquam inconsulto moliantur Episcopo (Décret IX, du 4e Concile.)

(ce) Si dans l'intervalle entre les deux lectures, quelque désordre à lieu dans la paroisse, M. le Curé rappellera en peu de mot la partie du mandement qui y a rapport, et la lira au besoin.

Ne Ve. ;

Supplique 4 Votre T. $S. Seigneur et Pére le Pape Pie IX.

TRès SAINT-PÈRE,

Nous, soussignés, Evêques suffragants de la Province Métropolitaine de Québec, humblement prosternés aux pieds de Votre Sainteté, que nous :baisons avec une profonde vénération, prenons la respectueuse liberté de Lui exposer, en toute confiance et humilité, que Nous Nous trouvons gravement compromis

aux yeux de la S. Congrégation de la Propagande par certains rapports qui y auraient été faits contre nous. C'est toutefois en protestant de tout notre cœur que nous professons un profond respect pour toutes les Congrégations romaines en général, et pour cette Nainte Congrégation de la Propagande en particulier, que nous le faisons.

10 Une lettre de Son Eminence, le Cardinal Préfet de cette Sainte Congrégation, écrite le 18 Mai dernier, et dont copie a été envoyée à chacun de nous, nous fait connaitre que des rapports y auraient été faits par différents personnages, tendant à y faire croire que le clergé de la Province aurait gravement “ompromis les intérêts de la religion en intervenant dans les élections politiques.

Les soussignés se regardent comme strictement obligés de réclamer contre cette assertion ; et ils déclarent formellement à Votre Sainteté que la Sacrée Congrégation a été certainement induite en erreur, en prétant l'oreille à des hommes qui se tiennent cachés dans l'ombre, pour porter une accusation aussi odieuse contre le Clergé de toute une Province qui, grâce à Dieu,.est attaché à ses devoirs. Ils se font forts de prouver que la conduite du Clergé, pendant les élections, a été celle tracée par les décrets de leurs conciles provinciaux sur ce sujet, lesquels n'ont été publiés qu'après l'examen qui en a été fait par le St. Siège. Ni quelques prêtres eussent été juridiquement convaincus d'avoir oublié ces regles si sages, ils en auraient été certainement réprimandés par leurs Evéques respectifs.

2°, Le dit Cardinal Préfet dans une autre lettre écrite à N. G. Mer l'Archevêque de Québec, le 29 Mai, et communiquée à chacun des Evêques soussignés, mentionne certaines résolutions prises par eux par lesquelles il est défendu aux pro- Jesseurs de l'Université catholique de Laval de S'immiscer activement dans les affaires politiques du Canada.

Les Noussignés se regardent comme profondément humiliés d'avoir à répondre à des accusations si dénuées de tout sentiment des plus simples convenances et présentées sous des formes odieuses et compromettantes pour le caractère sacré dont ils sont revêtus.

Permettez-leur de remarquer que les Evéques n'ont jamais ordonné à l'Université d'empécher ses Professeurs de se méler de politique, mais rerom mande ; et cela à la demande formelle de quelques-uns des Professeurs-Prêtres de l'Université-Laval.

Rien ne leur sera plus facile de prouver à Votre Nainteté qu'en recommandant ainsi aux Professeurs de la dite Université-Laval de ne point s'immiscer activement dans les élections, ils n’ont eu intention que de prévenir un tiès grand scandale, celui de laisser marcher à la tête des libéraux, qui foulaient aux pieds leurs Mandements et lenrs Lettres Pastorales traçant aux Fidèles les règles qu'ils avaient à suivre pour faire de bonnes élections, des hommes dont

RAD SARA à

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