‹ Mémoire de l'évêque des Trois-Rivières sur les difficultés religieuses en Canada [microforme]Chapitre 75 sur 85 · RUE · texte numérisé non relu

RUE

pelle, bien que douze années se soient écoulées depuis cette époque, l'expression de cet insulteur d'ume des plus grandes saintes que l'Eglise Catholique ait canonisées : * La plupart de ves visions, extases, ou faits merveilleux, sont du “ domaine hystérique. ”

Un autre fait. C'était à l'Hôpital de la marine, dans une petite chambre où l'on gardait alors les jeunes lilles perdues et criminelles, nous étions cinq élèves suivant le cours de clinique du professeur Jackson, encore un protestant. Il y avait dans cette chambrette un petit tableau de la * Vierge au raisin ” accroché à la muraille. Ce professeur trouva moyen de faire des gorges-chaudes sur cette image qu'il considérait comme une invention ridicule de la part des catholiques et qui prouvait leur idolâtrie..…....….

Dans ce ‘ mémoire” je signalus bien d'autres points où l'enseignement universitaire à Laval vient en contradiction directe avec la théorie de l'enseigenement universitaire catholique... ...…..

Permettez-moi cependant de vous dire que d'apres mes connaissances personnelles, je ne voudrais pas confier mes enfants à l'Umiversité-Laval, pour en recevoir l'enseignement... J'a, étudié pendant plus de wois ans à l'Université- Laval, et durant ce lmps de temps, j'ai étadite, exaimmé de pres l'esprit qui règne dans cette institution, et toujours jai comstaté que cet esprit était ‘ /iberal” dans le sens mamwuis du mot, éyrannique, en ce qu'on v perséentait Ceux qui ne pensaient pas comme MM. les prufiesseurs sur les questions religieuses et socta-

les. Om Y conspualt les RR. PP. Jésuites ete. ete

Je ne puis que toucher du doret ces differents points qu 1l me serair tres facile de prouver. Mais V. Gr. ena suffisamment, jecrois, poqu Elle sett édilice ur Le comive d'une université qui depuis su fondation n'a «esse de proner les dues libérmileset en purales et en aetions, qui se turgne d'etre libérale, et qui \ perd ba comiau du clergé de La pvrovimee «t de tous les Ja ques QUI n'ont

par ete dans pur be 1linsioms liberabes

D «wm pire de docuametie ecribs par «des pPeTSORREeS CIRE respecbles. 21 digmes se loi et qui 2e parlent que de qu'elles ont vemmu personnellensent. Metis POUTrrEeMs Emanemtisames Seigneurs, en atomter ben d autres aussi veridiques et ause dignes de confiance. mais nous croyons que cela n'est pas nécessaire. Ce qui précede suffit pour démentrer que lUmversité-Laval n'a pas répondu aux espérances léotbiimes que le clergé et les eatholiques les plus

lames de la provinmee avaiemt reposées en elle. Les professeurs compromis aux

eux de tomt le pays par leurs doctrines et leur conduite qu'elle a persisté à ueatnteRRir as LeUTrs charres, malere les réclamations des crèques et les plaintes de ch et des meilleurs catholiques, les erreurs Hibérales dont plusieurs de

ces grolessenre Lames et méme prêètres sont mfatués, l'impuissance où sont les

évéques de comtaller eflicacement les prolesseurs et l'enseignement défectueux

de cette institution, explique suffisamment ce fait étrange que Nous avons signalé dans Notre Mémoire, à savoir : que l'Université-Laval a perdu la confiance et les sympathies de la grande majorité du clergé et des catholiques les plus éclairés : et qu'en compensation elle a aujourd'hui pour elle les sympathies des libéraux, des francs-maçons et des protestants.

Voilà Eminentissimes Seigneurs, ce que je crois être la principale cause du mal et des troubles qui surgissent dans la province de Québec. Je l'ai exposé au meilleur de ma conscience, en de pénibles et douloureuses circonstances. Veuillez maintenant l’étudier avec patience et bonté et indiquer au Médecin Suprême le remede le plus propre à les guérir et à rendre à Notre chère Eglise du Canada, la paix dont elle ressent si vivement le besoin et qu'elle désire sincèrement.

Le tout humblement soumis.

Rome, le 1° mars 1882.

f L. F, Ev. DES TRoIs-RIVIERES.

Page 1