‹ Mémoire de la baronne d'OberkirchChapitre 12 sur 220 · CHAPITRE XXI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXI

Le pauvre page n'était point arrivé jusque-là, un carreau d'arbalète l'avait abattu derrière le cheval de son seigneur, il précéda au ciel sa dame adorée '.

Je n'ai pu passer cette légende sous silence; c'est une tradition qui s'est maintenue dans ce pays-ci. Elle a, je crois, été imprimée quelque part, et est devenue historique.

Nous visitâmes aussi à Soultz les tombeaux de notre famille. Ils sont fort anciens et curieux. 11 en existe d'autres à l'église de Saint-Pierre à Bàle, à Baldenkeim et à Sierentz.

Nous passâmes ainsi dans ces excursions trois jours que l'esprit et les bontés de madame la duchesse de Bourbon me rendirent des plus agréables.

' MM. Schvrciglieuser et de Golben- ont reproduit dans les Antiquités d'Alsace cette tradition populaire, à peu près telle que la voici. Je ne sais s'ils l'ont prise dans quelque ouvrage ancien, ou seulement dans la croyance établie; la ballade allemande a été inipriiuéc dans V Elsçcssicher Sagcnbuch.

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