‹ Mémoire de Priscille Quertier de Guernesey: conforme aux extraits de son journal et de ses lettresChapitre 10 sur 19 · À SON FRÈRE ADOLPHE · texte numérisé non relu

À SON FRÈRE ADOLPHE

4 Août 1869.

Je suis à peu près la même en santé ; nous avons reçu ta

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lettre da 1er du courant, et je me trouve extrêmement réjouie de t' entendre parler aJnai, continue mon cher frère; ce petit commencement ne sera pas perdu si tu y fais attention^ à toute chose un commencement, mais quand j'y pense du fond de mon cœur, ô ! que c'est une chose que je trouve aisée à accepter Jésus par la foi justifiante pour son Sauveur» et à croire à ses précieuses promesses ; mais c'est par grâce, c'est un don de Dieu, c'est pourquoi nous n'avons pas sujet de nous gl<mfier en rien, c'est à Jésus qu'appartient toute la gloire, n dit, " Mon fils, donne-moi ton cœur, et que tes yeux prennent garde à mes voies;" ouvre la -perte de ton cœur à ses instructions, et il entrera et communiquera avec toi et te conduira par le chemin qu'il te faut marcher ; il est étroit et un peu difficile, mais à la fin il y a une grande récompense pour ceux qui auront ohéi à la voix céleste dans leur cœur, et qui auront vaincu le péché, le grand ennemi de leurs âmes, et qui auront lavé et blanchi leurs robes dans le sang de l'agneau. Bien te soit.

À iSON MÊME FRÈRE A E

6 Août 1869.

Je me trouve inclinant vers le tombeau, mais bien contente et soumise à la volonté de Dieu; je n'ai plus qu'à attendre d'être tout-à-fait mûre pour le ciel, c'est peut-être encore son bon plaisir de m' épargner pour un peu de temps, afin que je fasse mon devoir en le confessant parmi mes parents et mes amis. Oh ! je voudrais pouvoir porter son Evangile partout le monde, afin que ma joie dans les cieux fût parfaite, après qu'il n'y aura plus rien à faire, pour moi icibas. Je suis joyeuse d'apprendre de toi et d'A. . . ., que vous parlez de ce doux Jésus, oh! continue mon cher A. . . . £;.'.., et ne perds point cette petite semence de vie, semée dans ton cœur, mais cultivo là, afin qu'elle croisse et

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qu'elle te remplkfle de ses fruits, et à la fin ta recevras la vie étemelle. Cest timquement par la mûrt et le sacnfice de Jésus que la pauvre créature peut être sauvée, sans ax^gent et sans prix, il nous &ut seulement acceptcdr et evoire à tous les enseignements de son Saint-Esprit dans notre âme, c'est tout par grâce et un don gratuit de Dieu ; à lui soit toute la gloire et l'honneur et la louange aux siècles des siècles. Persévère mon cher frère, dans cette bonne voie, afin de nous rencontrer un jour dans la gloire, et reçoit les désirs de mon cœur. Bien te soit.

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