À SA SŒUR N
9 Décembre 1869.
Les pensées de la joie que j'éprouvai il y a quelques jours après notre entrevue ensemble, sont bien souvent présentées à mon esprit : '* Personne ne peut venir à moi, dit Jésus, si le Père ne l'attire, et je le ressusciterai au dernier jour." Oh ! j'espère que tu continues et que tu ne désespères pas, si tu n'as pas encore pu croire en recevant la foi et en trouvant la paix dans ton cœur, car il éprouve la fidélité et l'amour de ses enfants, et s'il mettent leur confiance en lui seid, car c'est tout par grâce et par le précieux don de Dieu en son Fils Jésus-Christ, que nous pouvons crier, Abba, c'est-à-dire mon Père. Toutes les promesses sont à toi, tu n'as seulement qu'à les accepter, car ceux qui sont ainsi attirés et en qui Jésus a été révélé n'ont qu'à mettre leur confiance en l'Etemel, en disant comme David : *' l'Etemel est mon berger, je n'aurai point de disette ;" et encore, " Quand mon père et ma mère m'auraient abandonné toutefois F Etemel me recueillera," " Car nous .n'avons point ici de cité permanente, mais nous cherchons celle qui* est à venir." Oh ! prends courage et sois attentive à la voix du Saint-Esprit, et
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cultive la semence plantée en ton cœur qui régénère et qui donne la vie à Tàme, et de croire de plus en plus dans le sentiment que tu es éclairée dans le chemin de la vie, car quand on met la semence de blé en terre elle croît peu-à-peu sans qu'on puisse s'en apercevoir, mais toutefois mûrit et vient à maturité propre à être ramassée dans le grenier du maître. Travaille donc avec zèle et persévérance, pour, après ta course finie ici-bas, tu puisses aussi en recueillir les fruits dans la Jérusalem d' en-haut.
Oh !' que tu me ferais plaisir en me flEÔsant connaître comment tu te trouves maintenant. Bien te soit, et reçois les amitiés et les souhaits les plus sincères de ta sœur bienaimée,
PbisciXiLe Qvebtieb.
Elle est partie dans le séjour.
Où tout n'est que paix et qu'amour,
EUe jouit de la félicité
Pour une longue, longue éternité.
Elle est arrivée à la gloire.
Pour à jamais chanter victoire,
A celui qu'ici-bas elle aimait.
Qui par son précieux sang l'avait lavée.
Elle nous a quitté avec im doux sourire.
Et mélodie dans son cœur, n nous semble encore l'entendre dire, Venez donc tous jouir de ce bonheur.
Avec tous les saints et bienheureux.
Elle est pour toujours heureuse.
Son œuvre ici-bas est finie.
Et sera éternellement bénie.
PRISCILLE QUEBTIER. 163
Déjà comme un ange sur la terre,
A achevé l'œuvre qui lui était donnée à faire,
Ayant été fidèle à son Sauveur,
Elle jouit maintenant de sa faveur.
Ayant souffert avec patience,
Elle a reçu sa récompense.
Elle n'est donc pas à regretter,
C'est à nous d'aller, afin de la rencontrer.