‹ Mémoire de Priscille Quertier de Guernesey: conforme aux extraits de son journal et de ses lettresChapitre 18 sur 19 · À DEUX AUTRES COUSINS · texte numérisé non relu

À DEUX AUTRES COUSINS

15 Novembre 1869.

Je suis extrêmement faible, et c'est en faisant un effort que le Seigneur me fait la grâce de vous écrire. J'espère que je vous encouragerai à ouvrir la porte de vos cœurs à la voix de Jésus, qui frappe de diverses manières, afin qu'on hd donne entrée. Il m'a éclairée par sa divine lumière et ma fait comprendre ses précieuses promesses ; je les crois et me trouve heureuse, car il communique avec mon esprit comme s'il, était visible, et me donne de si douces consolations, qui sont une source d'eaux vives au dedans de moi. Oh! que je. suis remplie d'amour, je ne crains pas la mort. Si Satan me dit, en me présentant ses illusions, ceci ou cela, je ne m'en inquiète pas, parce que je sais que mon Rédempteur est vivant, et qu'il m'a rachetée, car je ressens les influences de son grand amour au-dedans de moi. . Oh ! j'espère que vous comprenez pour vous-même cette voix du Saint- Esprit dans vos cœurs, car le Royaume des cieux consiste, non en paroles, mais en Esprit. Peut-être maintenant, avez-vous un saint désir de pouvoir dire que Jésus est votre Sauveur. Ces désirs sont la voix qui' vous appelle au saliit, décidez-vous de tous humilier de tout votre cœur comme pécheurs devant Dieu, et soyez attentifs à ce qui vous sera communiqué dans l'esprit, et si ce sont des promesses qui

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occupent vos pensées, croyez-les, et vous trouverez !& paix dans vos âmes ; car c'est le bon Esprit qui agit dans ces moments-là. Les jours s'écoulent très-rapidement, faisons donc effort pour suivre les traces de notre divin Sauveur qui ne veut qu'aucun périsse, mais que tous se convertissent et qu'ils vivent. Oh ! par grâce, j'ai été éclairée par sa lumière, il me semble que c'eiA; une chose si facile si on applique son cœur à faire la volonté de Dieu et à ûmer ce qui lui [est agréable, cela fait qu'on goûte les consolations qui animent l'esprit, et en croyant c'est ce qui donne la paix à l'âme, car si l'on croit de tout son cœur on ne sera point confus. Bien vous soit.

AU MÊME FRÊEE A E

25 Novembre 1869.

Encore une fois je prends la plume pour t'écrire, j'entends dire que ta santé n'est pas des meilleures pour le présent, quant à moi, je suis à peu-près la même chose de corps, «inon que ma jambe est beaucoup enflée, mais mon âme est en bonne santé, ce qui est la chose nécessaire et la plus désirable. Oh ! mon cher frère, prends courage, repose toi sur le Seigneur et te soumets à sa volonté, car c'est lui qui dirige et fait tout pour notre bien; oh! ne t'abats pas, mais pense que c'est qu'il aime et qu'il reconnaît pour les siens ceux qu'il châtie. Prends les jours comme ils viennent et ne t'inquiète pas de ce que tu pourrais perdre ta place, car ceux qui s'adonnent aux lois de l'Etemel, et qui se confient en lui ne seront point délaissés, mais il les fera prospérer. Cpnsidère et prends les choses tranquillement, htdnilie-toi avec un cœur contrit et repentant, en reconnaissant que la créature est si faible et si indigne des faveurs de Dieu, mais Jésus aevl donne sa grâce à ceux qui croient en kd et qui s'humilient devant lui, car nous ne

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pouvons rien ûdre de nous-mêmes. C'est tout par les mérites, et par le précieux don de la foi en Jésus, qui est la semence tle vie en nous, que nous sommes sauvés. Oh ! il faut donc se soumettre à lui, et s'y confier, et lui rendre toute la gloire, il désire la recevoir de ses enfaiits, TEtemel fhtppe de sa vei^e tous ceux qu'il avoue pour les siens, afin qu'ils viennent à se reconnaître faibles et petits devant lui, n'ayant aucun pouvoir d'eux-mêmes, mais que Jésus seul est leur force et leur vie, et avec les armes de l'Esprit, nous pourrons combattre les ruseS de Satan et vaincre le péché, la mort et le sépulcre. Bien te soit.

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